Le ministre de l'Immigration, Marc Miller, a déclaré qu'il examinerait de près l'afflux d'étudiants internationaux et de résidents temporaires entrant au Canada dans un contexte d'inquiétudes croissantes quant au lien entre l'abordabilité du logement et la dynamique de l'immigration.
Lors d'entretiens récents, Miller a reconnu la relation multiforme entre le logement et l'immigration, soulignant que ces questions ont été débattues au sein du cabinet lors de l'établissement des objectifs d'immigration pour le Canada.
« Le logement reste une préoccupation pressante, en particulier dans le paysage post-COVID, avec la hausse des taux d'intérêt, les contraintes d'offre et les problèmes d'accessibilité financière », a déclaré Miller.
Il a souligné que les immigrants n'étaient pas responsables de la hausse des taux d'intérêt, mais que le grand nombre de nouveaux arrivants méritait un examen plus approfondi.
Le Canada est aux prises avec d'importants défis liés à l'abordabilité du logement, l'opposition conservatrice associant les déficits gouvernementaux à la hausse des taux d'intérêt.
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Le chef conservateur Pierre Poilievre a décrit son approche consistant à réduire les dépenses inutiles pour équilibrer le budget, visant finalement des taux d'intérêt plus favorables.
En outre, il a proposé de lier le financement des infrastructures au nombre de logements autorisés à construire dans les villes.
Les sondages indiquent un changement dans le sentiment des Canadiens concernant l'impact de l'immigration sur le logement, une majorité substantielle estimant que l'augmentation de l'immigration contribue à la crise de l'abordabilité du logement et met à rude épreuve le système de santé.
En réponse, le gouvernement libéral a mis en œuvre diverses mesures pour améliorer l'abordabilité du logement. Cela comprend la conclusion d’accords avec les municipalités pour encourager un zonage favorable au logement et des changements réglementaires en échange d’un soutien fédéral. De plus, Miller a introduit de nouvelles réglementations régissant les étudiants étrangers en décembre.
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Un récent rapport de La Presse Canadienne révélait que de hauts fonctionnaires avaient mis en garde le gouvernement contre les effets de l'immigration sur l'abordabilité du logement, ainsi que sur les services essentiels tels que les soins de santé.
En novembre, le gouvernement a annoncé qu'il maintiendrait son objectif de 500 000 nouveaux résidents permanents en 2026, après de multiples augmentations des objectifs annuels en matière d'immigration. Miller a exprimé son intention de se concentrer sur les résidents temporaires au cours des prochains mois, reconnaissant la nécessité d'évaluer et potentiellement de limiter l'afflux de résidents non permanents.
Il a proposé l'idée de réformer les permis de travail postuniversitaires ou de mettre en œuvre des mesures pour contrôler le nombre de résidents temporaires, reconnaissant les implications économiques potentielles de telles actions.
Stratégie d'immigration
Miller a défendu la stratégie globale d'immigration du gouvernement, soulignant sa nécessité pour maintenir une main-d'œuvre croissante à mesure que la population canadienne vieillit. Il a également souligné que les questions impliquant les étudiants internationaux titulaires de visas temporaires relevaient de la compétence provinciale.
Jovial Orlachi Osundu, président de l'association des étudiants internationaux de l'Université de Moncton, a exprimé son point de vue selon lequel blâmer les étudiants internationaux pour la crise du logement était injuste et a mis en garde contre l'effet décourageant sur les étudiants potentiels qui envisagent d'étudier au Canada.
Miller a souligné le rôle du gouvernement fédéral dans son intervention au sein d'un marché où certaines parties donnent la priorité aux profits à court terme plutôt qu'à la stabilité à long terme du marché immobilier. Il a appelé les provinces à être réceptives au changement et s'est dit prêt à collaborer avec elles pour résoudre ce problème, soulignant que le gouvernement fédéral était prêt à agir si nécessaire.


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