En janvier 2023, BFMTV a écarté Rachid M’Barki de son antenne suite à des soupçons d’ingérence étrangère. Quelques semaines plus tard, le groupe Altice l’a licencié pour faute grave. En décembre, la justice l’a mis en examen pour « abus de confiance » et « corruption passive ».
Le 19 janvier 2024, Le Parisien a rapporté que Rachid M’Barki avait reconnu les faits lors de sa garde à vue. Il a avoué avoir été payé pour diffuser des sujets au profit d’intérêts étrangers dans son Journal de la nuit.
« Il m’est arrivé de recevoir des sommes d’argent. Oui, je reconnais les faits de corruption passive », aurait-il confessé aux enquêteurs.
Selon l’enquête interne de BFMTV, au moins 13 sujets problématiques ont été diffusés dans le journal de M’Barki. Ces sujets n’avaient aucun rapport avec la ligne éditoriale de la chaîne.
M’Barki a tenté de se défendre en affirmant qu’il avait exercé son libre arbitre de journaliste. Il a dit avoir vérifié la véracité des informations qu’il diffusait et qu’il n’y avait pas de processus de validation interne clair.
Finalement, M’Barki a reconnu avoir agi à la demande du lobbyiste Jean-Pierre Duthion. Ce dernier lui aurait fourni les sujets clefs en main, allant jusqu’à relire ses scripts et les modifier.
Le Parisien avance que ces modifications avaient pour objectif de « manipuler l’opinion française ».
Rachid M’Barki a affirmé avoir été « manipulé et maillon involontaire du système »
Lors de son audition, Rachid M’Barki s’est effondré en larmes. Il a affirmé avoir été « manipulé et maillon involontaire du système ».
« J’ai été contacté par un homme qui m’a proposé de l’argent pour diffuser des sujets qui l’intéressaient », a-t-il déclaré. « J’ai cru que je pouvais faire la différence, que je pouvais apporter un éclairage différent sur l’actualité. Je me suis trompé. »
M’Barki a été placé sous contrôle judiciaire. Il risque jusqu’à dix ans de prison.
Un scandale qui interroge sur la liberté de la presse
L’affaire Rachid M’Barki est un scandale qui interroge sur la liberté de la presse en France. Le fait qu’un journaliste ait pu être payé pour diffuser des sujets orientés est une atteinte à la crédibilité des médias.
Cette affaire rappelle également que les journalistes doivent être vigilants aux sources d’information qu’ils utilisent. Ils doivent toujours vérifier la véracité des informations avant de les diffuser.



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