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Le Canada dans un piège démographique, disent les experts de la Banque

Le Canada dans un piège démographique, disent les experts de la Banque

Le Canada est pris dans un « piège démographique » qui n'existe que dans les marchés émergents, selon le rapport de Financière Banque Nationale Inc., dans lequel la population en plein essor d'un pays commence à se heurter aux limites de la capacité infrastructurelle nécessaire pour absorber cette population. .

Dans un tel scénario, le niveau de vie se stabilise parce que la population « croît si rapidement que toute l’épargne disponible est nécessaire pour maintenir le ratio capital-travail existant », selon la FBN.

Le Rapport spécial a souligné que la croissance démographique du pays en 2023 était de 3,2 %, soit cinq fois celle de la moyenne de l'OCDE. De plus, les dix provinces canadiennes ont connu une croissance au moins deux fois plus rapide que celle de l'OCDE, allant de 1,3 % à Terre-Neuve à 4,3 % en Alberta.

« La croissance démographique actuelle de notre pays semble extrême par rapport à la capacité d'absorption de l'économie et au fait que notre main-d'œuvre ne vieillit pas plus vite que la moyenne de l'OCDE. »

« Ce défi d'absorption n'est nulle part plus évident que dans le secteur du logement, où le déficit de l'offre a atteint un nouveau record de seulement une mise en chantier pour 4,2 personnes entrant dans la population en âge de travailler (contre une moyenne historique de 1,8). »

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Bien qu'Ottawa ait récemment introduit des programmes visant à accroître l'offre de logements, le Canada serait tenu de doubler sa capacité de construction de logements pour la porter à environ 700 000 mises en chantier par an pour répondre à la demande actuelle et réduire l'inflation des coûts de logement – ​​un objectif inaccessible.

Quoi qu'il en soit, les décideurs politiques canadiens doivent reconnaître, selon le rapport, que la croissance démographique constitue un obstacle au bien-être économique du pays. Le fait que le PIB réel par habitant soit au point mort depuis six ans en est un bon exemple et n’est pas simplement le résultat d’un manque de logements.

L'effondrement du stock de capital canadien par habitant, proche de 1,5 % en 2023, signifie que la population canadienne croît si rapidement qu'Ottawa ne dispose pas de suffisamment d'épargne pour stabiliser son ratio capital-travail et réaliser une augmentation du PIB par habitant.

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Il s’agit du premier piège démographique du Canada dans l’histoire moderne.

« Ce qui est plus inquiétant, c'est que ce déclin n'est pas simplement dû au manque d'infrastructures de logement. En fait, le ratio stock de capital privé non résidentiel/population est en baisse depuis sept ans et n’est actuellement pas plus élevé qu’il ne l’était en 2012, alors qu’il atteint un niveau record aux États-Unis », a déclaré la NBF.

Le rapport suggère que les décideurs canadiens devraient fixer des objectifs démographiques en tenant compte des contraintes du stock de capital du pays, qui va au-delà de l'offre de logements, si l'on veut améliorer l'offre de logements. Cela nécessite que la croissance démographique annuelle ne dépasse pas 300 000 à 500 000 personnes si l’on veut échapper au piège démographique.

La suggestion en question peut sembler redondante si l'on considère le plan annuel des niveaux d'immigration du gouvernement, qui est fixé à 485 000 nouveaux PR en 2024, 500 000 en 2025 et à nouveau 500 000 en 2026.

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Le gouvernement fédéral s'efforce cependant de stabiliser le nombre d'immigrants au Canada chaque année en réponse aux rapports faisant état du soi-disant piège démographique.


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La Presse canadienne a rapporté récemment que des documents internes datant de 2022 montrent des employés du ministère de l'Immigration avertissant leur sous-ministre qu'une forte augmentation de l'immigration pourrait avoir des effets désastreux sur l'accès au logement et aux services.

Ces avertissements n’ont pas été entendus à l’époque, et le nombre d’immigrés s’est élevé à 500 000, soit près du double du chiffre de 2015.

Dans une déclaration commune de vendredi, les ministres libéraux ont défendu cette décision en soulignant la nécessité d'une reprise post-pandémique au Canada.

« Si nous n’avions pas augmenté l’immigration après la pandémie, l’économie aurait reculé. Les entreprises confrontées à une grave pénurie de main-d’œuvre auraient fermé leurs portes. Les services sociaux dont les Canadiens ont besoin, y compris en matière de soins de santé, seraient encore plus retardés ou encore plus difficiles d'accès », indique le communiqué.

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