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le président hésite à promulguer la loi anti LGBTQ sur fond de pressions sur la reprise économique

le président hésite à promulguer la loi anti LGBTQ sur fond de pressions sur la reprise économique

Alors que le parlement du Ghana a adopté la loi contre l’homosexualité dans le pays, le président Nana Akufo-Addo, hésite à la promulguer. Il dit attendre une décision de la Cour suprême du pays alors même que le ministère des finances met en garde contre des coupes budgétaires liées à la fin de financement extérieurs. 

Les députés ont adopté la semaine dernière, la loi criminalisant les pratiques homosexuelles dans le pays. Le projet de loi impose une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans pour s’identifier comme LGBTQ+ et cinq ans pour la promotion de leurs activités. 

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Le projet ainsi adopté, n’attend que la promulgation par le chef de l’Etat pour qu’il devienne une loi en bonne ét due forme applicable dans le pays. Cependant, le président Akufo-Addo reste très hésitant. Il a estimé qu’il attend une décision de la Cour suprême sur la constitutionnalité du projet. Mais ont peut comprendre la pression qui est sur les épaules du président. 

En effet, dans la foulée, le ministère des finances a averti que des milliards de dollars de financement de la Banque mondiale pourraient être perdus si ce projet de loi devenait loi. Il prévient que le pays pourrait perdre un total de 3,8 milliards de dollars de financement de la Banque mondiale au cours des cinq à six prochaines années. Ce avertissement intervient alors que le Ghana souffre d’une crise économique majeure et a bénéficié l’année dernière d’un plan de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI).

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Le président, outre ce que voudrait les ghanéens, craint que le reprise économique enclenchée par l’apport des milliards octroyés par les institutions de Breton Wood, ne tombe à l’eau avec le retrait de ses fonds si la loi venait à être promulguée. 

Il va sans dire qu’en réalité, les différents aides et autres apports de certaines puissantes institutions internationales, ne sont que des moyens de pressions sur les Etats pour les amener à rester sur une dynamique précise même si cela ne va pas dans le sens des aspirations des peuples. 

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