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Un rapport de RBC indique que la réduction de l'immigration temporaire nuira à la croissance économique du Canada

Un rapport de RBC indique que la réduction de l'immigration temporaire nuira à la croissance économique du Canada

Un rapport des Services économiques de RBC indique que la réduction de l'immigration de résidents temporaires au Canada nuira à la croissance économique du pays et rendra plus difficile à gérer l'impact du départ à la retraite des baby-boomers.

«Lorsque la population augmente grâce à l'immigration, cela fait pratiquement flotter tous les bateaux», note Nathan Janzen, économiste principal à RBC.

« Cela augmente à la fois la capacité de l’économie à produire davantage de biens et de services (en augmentant l’offre de main-d’œuvre) et augmente la demande pour ces produits, car chaque résident supplémentaire arrivant de l’étranger est également un consommateur.

Une croissance démographique plus lente réduira à la fois la demande et l’offre de travailleurs, souligne-t-il.

« Cela aura un impact sur la production totale et les revenus gagnés dans l’économie. Il faudra du temps pour que la population de résidents non permanents diminue, même après l’entrée en vigueur des limites imposées aux nouveaux arrivants.


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« Mais notre première hypothèse est qu'un ralentissement de la croissance démographique pourrait entraîner une croissance économique inférieure d'environ 0,5 pour cent à celle initialement prévue d'ici la fin de 2025. »

Au cours des premières années de la pandémie de COVID-19, l'immigration temporaire au Canada a plus que triplé, car beaucoup plus de travailleurs temporaires et d'étudiants internationaux ont choisi de venir ici, révèlent les données d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

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En 2019, dernière année complète avant la pandémie de Covid-19, le Canada a délivré un peu plus d’un demi-million de nouveaux permis d’études et visas de travail, accueillant un total de 522 110 résidents temporaires.

Quatre ans et plus plus tard, le nombre de résidents temporaires titulaires de ces permis s'élevait à plus de 1,6 million à la fin de 2023.

Au cours de la même période, le logement est devenu de plus en plus inabordable, ce qui a amené le ministre de l'Immigration, Marc Miller, à plafonner les demandes de permis d'études, les limitant à 606 250 cette année, une décision qui devrait réduire de 40 pour cent le nombre de nouveaux permis d'études délivrés cette année. .


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« L’objectif de ces instructions est de garantir que le nombre de demandes de permis d’études acceptées par le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration… dans le cadre des instructions ne dépasse pas 606 250 demandes de permis d’études pour un an à compter de la date de signature. » » a rapporté la Gazette du Canada le 3 février.

Puis, le 21 mars, le ministre de l'Immigration a annoncé qu'Ottawa prendrait de nouvelles mesures pour limiter l'immigration temporaire, le premier plan sur les niveaux d'immigration temporaire étant dévoilé en septembre.

Cette décision devrait réduire de cinq le nombre de résidents temporaires au cours des trois prochaines années.

Les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants internationaux aident à alléger le fardeau des baby-boomers à la retraite

Avec cette baisse de l'immigration au Canada, le pays vieillira et l'impact des départs à la retraite se fera encore plus sentir dans les coffres d'Ottawa.

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« L’immigration a longtemps été considérée comme un moyen d’atténuer l’impact économique de la vague de personnes quittant le marché du travail alors que la génération relativement nombreuse du baby-boom continue d’atteindre l’âge de la retraite », note Janzen dans son rapport.

« Ces départs à la retraite diminuent les recettes fiscales des gouvernements tandis que la demande de services comme les soins de santé et la sécurité sociale s’accélère, créant un important déficit de financement. »

Dans son rapport, Quel impact la réduction du nombre de résidents non permanents aura-t-elle sur l'économie canadiennel'économiste souligne que les défis démographiques à long terme du Canada ne vont pas disparaître.

« Les pénuries de main-d'œuvre se sont atténuées à mesure que les taux d'intérêt élevés ralentissent la demande d'embauche, mais elles réapparaîtront après le cycle économique à court terme alors que la part de la population atteignant l'âge de la retraite continue d'augmenter », prévient-il.

L’ironie est que la réduction prévue de l’immigration temporaire est présentée comme un moyen d’améliorer l’abordabilité du logement et il est peu probable qu’elle y parvienne.

« Une croissance démographique plus lente pourrait ralentir la croissance des prix des logements et des loyers dans les années à venir, mais ne résoudra probablement pas le problème d'abordabilité du Canada », note-t-il.

« La pénurie de logements au Canada… se prépare depuis des décennies et est antérieure à la récente poussée de croissance démographique. À mesure que nous supprimons une partie de la demande de logements ou de locations à court terme, nous supprimons également l'offre potentielle de main-d'œuvre dans la construction et les activités de construction qui aideront à construire davantage de maisons.

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L’abordabilité du logement ne peut être résolue qu’en créant davantage d’appartements et de maisons pour les personnes qui en ont besoin, souligne-t-il.

«En fin de compte, il s'agit toujours de remédier aux limites de capacité du côté de l'offre à long terme afin de pouvoir améliorer durablement l'accessibilité au logement», note Janzen.

L’abordabilité du logement restera un problème même avec une baisse de l’immigration

« Il existe encore actuellement une demande excédentaire croissante de logements sur le marché. L'année dernière seulement, les 242 000 nouvelles maisons mises en chantier étaient loin derrière l'augmentation de 1,2 million de la population (environ 360 000 nouveaux ménages).

L’économiste de RBC n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme quant à l’impact économique probable d’une limitation de l’immigration temporaire.

Dans Travailleurs temporaires, croissance temporaire ? Comment un ralentissement de la récente vague migratoire pourrait exacerber le ralentissement économique au Canadal'économiste principal de Desjardins, Marc Desormeaux, a également prévenu qu'une diminution du nombre de résidents temporaires pourrait nuire à l'économie.

« L’histoire suggère que la récente augmentation (du nombre de résidents temporaires au Canada) pourrait s’atténuer considérablement, exacerbant ainsi un ralentissement économique naissant », prévient Desormeaux.

« Cela pourrait avoir des conséquences importantes à l'échelle nationale, notamment dans les plus grandes provinces. »

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