Plus de conjoints et de conjoints de fait ont immigré au Canada en mai qu'en avril, alors que le nombre de nouveaux résidents permanents dans le cadre du programme de parrainage de conjoint a augmenté de 10,7 pour cent, selon les dernières données d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
En avril, 6 025 époux et conjoints de fait ont obtenu leur résidence permanente dans le cadre du programme, contre 5 445 en avril.
Cette augmentation de l’immigration par parrainage de conjoint est d’autant plus remarquable qu’elle fait suite à une hausse de 12,6 % de ce type d’immigration en avril.
Au cours de ce mois, les parrainages de conjoints ont rebondi après la baisse de 12,8 % du nombre de nouveaux résidents permanents dans le cadre du programme en mars.
À la fin du mois de mai de cette année, le Canada avait accueilli 29 445 nouveaux résidents permanents dans le cadre de ce programme d'immigration parrainé. En raison des chiffres inférieurs en février et en mars, ce chiffre représente tout de même 21,6 % de moins que pendant la même période de cinq mois l'an dernier, lorsque 37 550 époux et conjoints de fait avaient obtenu leur résidence permanente.
Selon le taux actuel d’immigration par parrainage de conjoint, le Canada pourrait accueillir 70 668 nouveaux résidents permanents grâce à ce programme d’ici la fin de l’année, soit environ 6,1 % de moins que les 75 260 époux et conjoints de fait qui sont devenus résidents permanents grâce à ce programme l’année dernière.
La province la plus peuplée du Canada, l'Ontario, a encore une fois enregistré le plus grand nombre d'arrivées dans le cadre du programme de parrainage de conjoints au cours des cinq premiers mois de cette année, avec 14 855 époux ou conjoints de fait qui y ont élu domicile au cours de cette période.
Les autres provinces et territoires ont attiré le nombre suivant de nouveaux résidents permanents dans le cadre du programme de parrainage de conjoint au cours du premier trimestre de cette année :
- Terre-Neuve-et-Labrador – 65
- Île-du-Prince-Édouard – 75
- Nouvelle-Écosse – 370
- Nouveau-Brunswick – 260
- Québec – 3 275
- Manitoba – 830
- Saskatchewan – 485
- Alberta – 3 860
- Colombie-Britannique – 4 695
- Yukon – 30
- Territoires du Nord-Ouest – 30
- Nunavut – 15
La province canadienne atlantique de Terre-Neuve-et-Labrador a connu la plus forte augmentation en pourcentage du nombre de nouveaux résidents permanents grâce au programme de parrainage de conjoint en mai, soit un bond de 200 pour cent, par rapport à une base modeste en avril.
La province des Prairies de la Saskatchewan a connu une augmentation de 92,3 % de l'immigration mensuelle de parrainage de conjoint en mai et la province de la côte ouest de la Colombie-Britannique a connu une hausse de 63,6 % du parrainage de conjoint.
Bien qu'elle ait attiré le plus grand groupe d'immigrants parrainés par leur conjoint en mai, l'Ontario a en fait enregistré une diminution de 15,9 % de ses arrivées mensuelles dans le cadre de ce programme ce mois-là.
Dans la plupart des cas, il n’y a aucune exigence de revenu pour parrainer un époux, un conjoint de fait ou un partenaire conjugal.
Les sponsors doivent uniquement prouver qu'ils répondent aux exigences de revenu s'ils parrainent un conjoint ou un partenaire qui a un enfant à charge et que leur enfant à charge a lui-même un ou plusieurs enfants.
Les paiements d'AE sont considérés comme un revenu pour le parrain du conjoint
Lorsqu'un citoyen canadien ou un résident permanent choisit de parrainer un époux ou un conjoint de fait pour immigrer au Canada, le parrain doit signer un engagement, promettant de fournir un soutien financier pour les besoins fondamentaux de la personne parrainée, notamment :
- la nourriture, les vêtements, le logement et leurs besoins de la vie quotidienne, et ;
- soins dentaires, soins oculaires et autres besoins de santé non couverts par les services de santé publique.
Cet accord ne peut être annulé, même si :
- la personne parrainée devient citoyenne canadienne;
- le couple divorce, se sépare ou la relation se brise ;
- soit le répondant ou l’époux ou le conjoint de fait parrainé déménage dans une autre province ou un autre pays, ou;
- le sponsor rencontre des problèmes financiers.
Prestations de maternité, parentales et de maladie versées au titre de la Loi sur l'assurance-emploi Au Canada, tous ces paiements sont considérés comme des revenus et contribuent à permettre à une personne de parrainer un époux ou un conjoint de fait, mais d’autres paiements du gouvernement, comme l’assurance-emploi et les allocations fédérales de formation, ne sont pas considérés comme des revenus.
Sur son site Web, IRCC fournit des estimations des délais de traitement actuels pour divers types de demandes, y compris les parrainages de conjoints.
Selon ce site Web, le délai de traitement actuel des demandes de parrainage pour les époux ou conjoints de fait actuellement à l’extérieur du pays et prévoyant vivre à l’extérieur du Québec est maintenant réduit à 10 mois, une amélioration considérable par rapport au délai de traitement de 20 mois en 2022.
Ce délai de traitement estimé comprend :
- le temps nécessaire pour fournir les données biométriques ;
- l’évaluation du parrain et de la personne parrainée, et;
- le temps dont les agents d’immigration ont besoin pour s’assurer que le parrain et son époux ou conjoint de fait répondent aux critères d’admissibilité.



GIPHY App Key not set. Please check settings