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Comment faciliter l'accès à l'emploi pour les étudiants internationaux après l'obtention de leur diplôme

Comment faciliter l'accès à l'emploi pour les étudiants internationaux après l'obtention de leur diplôme

Le Canada a accueilli un nombre record d’étudiants internationaux en 2023. Plus d’un million d’étudiants étaient inscrits à des programmes approuvés dans un collège ou une université.

Les données d’Immigration, Citoyenneté et Réfugiés Canada (IRCC) ont montré une augmentation de 29 % par rapport à 2022.

Selon le Conference Board du Canada, les étudiants internationaux font partie intégrante de la main-d’œuvre canadienne, mais après l’obtention de leur diplôme, leurs résultats économiques sont inférieurs à ceux des étudiants nés au Canada.

Le Conseil a examiné les mesures à prendre pour améliorer la transition des études au travail des étudiants internationaux. Il a qualifié les étudiants internationaux de « source idéale de talents qualifiés compte tenu de leur éducation canadienne et de leurs compétences dans les langues officielles ».

Mais, selon l'étude, « nous n'exploitons pas au maximum le potentiel des étudiants étrangers. Après l'obtention de leur diplôme, ils gagnent moins que les citoyens canadiens et beaucoup d'entre eux ne travaillent qu'à temps partiel. »


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Un reportage de CTV de janvier 2024 citait le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller, qui qualifiait les volumes de « déconcertants » et déclarait que le système était « hors de contrôle ».

Le gouvernement fédéral a été critiqué pour avoir accueilli un nombre croissant d’immigrants permanents et temporaires alors qu’il est confronté à une grave pénurie de logements.

Selon une étude du Conference Board du Canada, un an après l’expiration de leur premier permis d’études, la plupart des étudiants internationaux restent dans la province où ils ont étudié, les taux de rétention les plus élevés se situant au Québec, au Manitoba et en Alberta.

Cependant, ils restent là où ils peuvent travailler, car leurs chances d’emploi sont inférieures à celles des étudiants nés au Canada. Si les étudiants internationaux paient autant de frais de scolarité, les écoles doivent les aider dans leur recherche d’emploi, mais en font-elles suffisamment?

Plusieurs médias ont publié des articles sur les problèmes qui touchent les étudiants internationaux. Le point commun est leur stress financier et leurs difficultés à joindre les deux bouts.

Les changements récents de la politique fédérale, notamment la limitation à deux ans des nouveaux permis d’études, témoignent d’une prise de conscience croissante du problème. Cependant, un tel plafond aura un impact sur les revenus que les collèges et les universités génèrent en facturant des frais de scolarité plus élevés aux étudiants internationaux.

Après avoir payé des frais de scolarité élevés, les étudiants doivent surmonter des obstacles pour atteindre leurs objectifs, notamment rembourser les dettes contractées pour pouvoir poursuivre leurs études. Mary (nom fictif), une étudiante internationale, a obtenu son diplôme d’un collège de l’Ontario en avril et continue de chercher du travail. Selon elle, la situation pourrait être meilleure. « Nous sommes en difficulté. Le gouvernement appelle les gens à venir et à obtenir le statut de résident permanent (RP) alors que nous avons du mal à trouver du travail après avoir payé des frais de scolarité aussi élevés. »

L'expérience professionnelle

L'un des problèmes de Mary est le manque d'expérience canadienne, ce qui constitue un obstacle important à l'emploi. Les employeurs canadiens privilégient souvent les candidats ayant une expérience de travail locale en raison de leur connaissance de la culture et de la réglementation du travail.

Réseaux professionnels

Un autre aspect est la nécessité de se doter de réseaux professionnels plus nombreux. Après l’obtention de leur diplôme, les étudiants internationaux ont généralement des réseaux professionnels plus restreints que les étudiants canadiens. Les réseaux se construisent souvent sur plusieurs années grâce à leurs camarades de classe du secondaire, de l’université, de la famille et des amis. Le réseautage est essentiel sur le marché du travail canadien, et le manque de relations entrave les efforts de recherche d’emploi.

Barrières culturelles et linguistiques

Bien que de nombreux étudiants internationaux maîtrisent l’anglais ou le français, les différences culturelles et les nuances linguistiques subtiles peuvent néanmoins poser des problèmes lors de la recherche d’emploi et sur le lieu de travail. Un accent différent peut être perçu comme une source de malentendus et de problèmes de communication, ce qui a un impact sur les performances professionnelles et l’intégration dans la culture du lieu de travail.

Diplômes étrangers

Certains étudiants internationaux arrivent au Canada avec des diplômes obtenus dans leur pays d'origine, mais les employeurs canadiens ne les reconnaissent pas toujours. Cette différence peut entraîner un sous-emploi ou des difficultés à trouver un emploi correspondant à leur niveau de compétences. Parfois, ils arrivent au Canada avec un diplôme supérieur, mais poursuivent leurs études au niveau collégial.

Contraintes légales et visas

Les règles régissant les visas qui régissent les possibilités d'emploi pour les étudiants internationaux limitent le nombre de candidats. Par exemple, le nombre d'heures de travail pendant les études est limité et les permis de travail post-diplôme ont des critères d'éligibilité spécifiques.

Les étudiants ont besoin de soutien pour surmonter ces obstacles après l’obtention de leur diplôme. Le Conference Board du Canada, au nom du Centre des Compétences futures, étudie comment les collèges peuvent améliorer le soutien aux étudiants internationaux afin de maximiser leurs résultats en matière d’emploi.

Services et soutien de carrière

Les établissements peuvent adapter leurs services d'orientation professionnelle aux besoins des étudiants internationaux, notamment en proposant des ateliers sur la rédaction de CV, les techniques d'entretien et les stratégies de recherche d'emploi qui tiennent compte des défis uniques des étudiants internationaux. Des séances sur la culture du milieu de travail canadien et sur ce à quoi les étudiants doivent s'attendre leur permettent de prendre conscience de l'environnement de travail dans lequel ils envisagent d'entrer.

Stages et programmes coopératifs

Un accès élargi aux stages et aux programmes coopératifs pourrait permettre aux étudiants internationaux d’acquérir une précieuse expérience de travail au Canada. Pour certains étudiants, c’est le meilleur moyen de travailler dans leur domaine d’études. Les collèges peuvent s’associer à des entreprises locales pour offrir aux étudiants internationaux davantage d’occasions d’acquérir une expérience pratique.

Opportunités de réseautage

Les universités peuvent organiser des événements de réseautage, des salons de l’emploi et des programmes de mentorat qui mettent en relation les étudiants internationaux avec des professionnels du secteur. Encourager les réseaux d’anciens élèves et créer des plateformes permettant aux étudiants d’interagir avec des employeurs potentiels peut aider les étudiants à créer des réseaux professionnels.

Soutien linguistique et communicationnel

Les ateliers de langue et de communication peuvent aider les étudiants internationaux à améliorer leurs compétences et à comprendre la culture du lieu de travail. Une formation sur la communication d’entreprise, l’étiquette canadienne sur le lieu de travail et la compétence interculturelle est également efficace pour aider les diplômés à « s’assimiler » au milieu de travail.

Reconnaissance des acquis

Les universités et les organismes d’accréditation peuvent collaborer pour reconnaître les qualifications étrangères. Proposer aux étudiants internationaux des voies claires pour faire reconnaître leurs acquis et leurs diplômes peut les aider à obtenir des emplois correspondant à leurs compétences et à leur formation.

Immigration et permis de travail

Les universités peuvent aider les étudiants internationaux à s'y retrouver dans le système d'immigration en leur fournissant des informations sur les possibilités de permis de travail et les voies d'accès à la résidence permanente. Aider les étudiants à comprendre leurs droits et leurs responsabilités peut atténuer les obstacles juridiques et liés aux visas.

L'étude du Conference Board du Canada comprendra des sondages et des entrevues auprès des étudiants et du personnel des collèges. L'objectif est de fournir des conseils aux dirigeants et aux administrateurs de programmes des collèges publics afin d'améliorer les résultats d'emploi des étudiants internationaux.

Le Canada doit adopter une approche à plusieurs volets pour améliorer les résultats d’emploi des étudiants internationaux. Les établissements d’enseignement supérieur peuvent jouer un rôle essentiel pour assurer de meilleurs résultats d’emploi aux étudiants internationaux en améliorant les services d’orientation professionnelle, en offrant des possibilités d’expérience de travail pratique, en facilitant le réseautage, en offrant un soutien linguistique et de communication, en reconnaissant les acquis et en aidant aux processus d’immigration. Ces efforts profitent aux étudiants et contribuent à une main-d’œuvre plus diversifiée et plus qualifiée au Canada.

Le ministre de l’Immigration est au fait de la situation, comme le montrent ses propos de janvier. « Les étudiants étrangers sont essentiels au Canada et enrichissent nos communautés. Nous avons donc l’obligation de veiller à ce qu’ils aient accès aux ressources dont ils ont besoin pour vivre une expérience universitaire enrichissante. Au Canada, ce n’est pas toujours le cas aujourd’hui. Nous trouvons le juste équilibre pour le Canada et nous assurons l’intégrité de notre système d’immigration tout en préparant les étudiants à la réussite qu’ils espèrent. »

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