Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis au président américain Joe Biden que l'armée israélienne se retirerait d'un kilomètre du corridor de Philadelphie, long de 14 kilomètres, qui longe la frontière entre Gaza et l'Égypte, tout en laissant un nombre minimal de sites militaires dans la région.
Cet engagement s'inscrit dans le cadre des discussions en cours entre Israël et les États-Unis concernant l'offensive militaire sur la bande de Gaza et les implications plus larges pour la sécurité régionale, rapporte la chaîne israélienne Channel 12.
Le rapport ne précise pas quand le retrait aura lieu ni combien de sites militaires resteront.
Le corridor de Philadelphie, une zone tampon démilitarisée de 14 kilomètres le long de la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte, reste l’un des principaux points de friction dans les négociations entre Israël et le Hamas.
Ni le gouvernement israélien ni l’administration américaine n’ont publié de déclaration officielle sur cet engagement.
Depuis des mois, les Etats-Unis, le Qatar et l'Egypte tentent de parvenir à un accord entre Israël et le Hamas pour garantir un échange de prisonniers et un cessez-le-feu et permettre l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza. Mais les efforts de médiation sont au point mort en raison du refus de Netanyahou de satisfaire aux exigences du Hamas de mettre fin à la guerre.
Israël a poursuivi son offensive brutale sur la bande de Gaza après une attaque du groupe palestinien Hamas le 7 octobre dernier, malgré une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat.
Selon les autorités sanitaires locales, l'attaque a fait plus de 40 200 morts palestiniens, principalement des femmes et des enfants, et plus de 93 000 blessés.
Le blocus permanent de Gaza a entraîné de graves pénuries de nourriture, d’eau potable et de médicaments, laissant une grande partie de la région en ruines.
Israël est accusé de génocide par la Cour internationale de justice (CIJ), qui a ordonné l'arrêt des opérations militaires dans la ville de Rafah, dans le sud du pays, où plus d'un million de Palestiniens avaient cherché refuge avant l'invasion de la zone le 6 mai.


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