Le Festival du film de Venise a débuté ce week-end, apportant avec lui non seulement une foule de nouveaux films en avant-première, mais aussi des conversations intéressantes avec les types de réalisateurs et de créateurs qui gravitent autour de l'un des festivals de cinéma les plus originaux d'Europe. Nous avons déjà parlé d'Harmony Korine parlant du casting de vrais envahisseurs de domicile dans son nouveau film d'invasion de domicile, et de la livraison de sa bande originale sur PS5 ; maintenant THR a une conversation plus longue avec le réalisateur Nicolas Winding Refn, qui a deux entrées à Venise cette année : une restauration de ses premiers films Poussoir des films et une publicité de 7 minutes pour une entreprise italienne de motos. (Avec le slogan effronté « Qui a dit qu'un film ne pouvait pas durer sept minutes ? »)
La conversation est vaste et porte, par exemple, sur : pourquoi Refn réalise des publicités pour motos (« L'avenir du cinéma est tellement imprévisible. Quelle est la différence entre faire une publicité de sept à huit minutes et un long métrage pour le marché commercial ? Il n'y a pas de réelle différence et il n'y en a jamais eu. »), ou sa décision d'adapter le film Les Cinq Célèbres livres pour enfants pour la télévision en streaming, ce qui s'éloigne considérablement de son contenu habituel, criard et violent. Notre partie préférée de l'interview, cependant, est lorsque Refn reconnaît qu'il a été vaguement lié à un certain nombre d'autres projets commerciaux au fil des ans, notamment des remakes de La course de Logan et Barbarelleet en reconnaissant que ces films ne se produiront jamais.
« Eh bien, laissez-moi vous le dire ainsi : parfois, l’idée est plus intéressante que la réalité. Assis autour d’une table, on discute de la refonte La course de Logan est probablement plus amusant que de le refaire ou Barbarelled’ailleurs.
Il faut apprécier l'honnêteté, même si Refn fait clairement comprendre qu'il est toujours ouvert à un appel d'Hollywood pour venir se faire légèrement mastiquer par le complexe industriel des super-héros. « Je veux dire, bien sûr que je ferai Batwomanou Batgirl« Je n’ai pas l’intention de me lancer dans une carrière, peu importe le nom qu’on lui donne, si je la réalise », déclare Refn dans l’interview. « J’adore Hollywood, j’adore sa machinerie, j’adore son côté kitsch, son iconographie et l’excitation qui l’entoure. J’attends toujours le bon moment, mais en attendant, je préfère de loin ma liberté. Être libre de faire ce que je veux chaque jour est pour moi une expérience essentielle et très agréable. »



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