Le Hamas et le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) ont déclaré mercredi qu'il n'y aurait pas d'accord avec Israël sans un cessez-le-feu global et un retrait israélien complet de la bande de Gaza.
« La situation dans la bande de Gaza après la guerre (une fois celle-ci terminée) est une affaire purement palestinienne », ont déclaré les deux groupes dans un communiqué. « Toute force, quelle que soit son origine, qui agit en dehors du consensus national sera traitée comme une puissance occupante. »
Ces derniers mois, plusieurs pays, les États-Unis en tête, ont demandé à plusieurs reprises au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de présenter un plan pour le jour d’après sur Gaza.
L'opposition israélienne a quant à elle critiqué M. Netanyahou, l'accusant d'être entré en guerre sans plan d'après-guerre et a rejeté toute forme de régime militaire à Gaza, évoquant le risque de « lourdes pertes ».
Netanyahou a promis d' »éliminer » le Hamas et a assuré que ce dernier ne gouvernerait pas Gaza après la guerre. Il accuse l'Autorité palestinienne de « terrorisme », sans préciser quelle gouvernance alternative il envisage.
Le groupe de résistance palestinien et le FDLP ont déclaré : « Nous réaffirmons qu'aucun accord avec l'occupation sioniste ne sera conclu sans un cessez-le-feu global, un retrait total de Gaza, la levée du blocus, la reconstruction et un échange sérieux de prisonniers. »
Les négociations indirectes entre Tel-Aviv et le Hamas ont atteint un stade critique en raison de l'insistance de Netanyahu à poursuivre la guerre et à conserver les couloirs de Philadelphie et de Netzarim dans le sud et le centre de Gaza.
Le Hamas exige cependant un retrait israélien total et le retour des personnes déplacées sans restrictions.
Israël poursuit son offensive brutale contre Gaza depuis une attaque début octobre dernier, malgré une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU exigeant un cessez-le-feu immédiat.
Près de 41 100 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont depuis été tuées et plus de 95 000 blessées, selon les autorités sanitaires locales.
L'offensive israélienne a déplacé presque toute la population du territoire dans un contexte de blocus permanent qui a entraîné de graves pénuries de nourriture, d'eau potable et de médicaments.
Israël est accusé de génocide pour ses actions à Gaza devant la Cour internationale de justice.
*Rédigé par Mohammad Sio


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