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Le Canada demeure attractif pour les étudiants internationaux malgré le plafond des permis d’études

Le Canada demeure attractif pour les étudiants internationaux malgré le plafond des permis d’études

Le Canada délivre 30 % de permis d'études en moins chaque mois en 2024 par rapport à l'année record de 2023, alors que le plafond imposé par le ministre de l'Immigration Marc Miller sur le nombre d'étudiants internationaux entre en vigueur.

Les dernières données d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada montrent qu’en moyenne 39 750 nouveaux permis d’études ont été délivrés par mois cette année, contre une moyenne de 56 838 en 2023.

Cela place le Canada sur la bonne voie pour accueillir 477 000 étudiants internationaux cette année, contre 682 060 en 2023. Le nombre d'étudiants internationaux en 2024 reste élevé, ce qui signifie qu'il existe de nombreuses opportunités pour les étudiants internationaux de venir au Canada.

Un permis d’études canadien permet aux ressortissants étrangers d’étudier dans des établissements d’enseignement désignés (EED) au Canada après avoir soumis une lettre d’acceptation d’un établissement.

La possibilité de travailler pendant les études et après l’obtention du diplôme fait du Canada une destination attrayante pour les étudiants internationaux.

Le Canada connaît depuis plusieurs années une hausse significative des demandes de permis d’études et du nombre d’étudiants internationaux. En 2022, le pays a atteint un record avec 548 350 étudiants internationaux venus du monde entier. Cette tendance s’est poursuivie en 2023, lorsque le nombre de permis d’études délivrés a atteint 682 060 56 838. En juillet 2024, il était de 278 250.

Selon un sondage réalisé en 2023 par le Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI), 70 % des étudiants internationaux prévoient demander un permis de travail postuniversitaire, tandis que 57 % prévoient demander la résidence permanente après avoir terminé leurs études.

Selon le BCEI, à la fin de 2023, le Canada a connu une croissance de 63 % du nombre d’étudiants internationaux par rapport aux cinq années précédentes.

Possibilités de travail et de résidence

Le permis de travail post-diplôme (PTPD) est un atout majeur car il permet aux diplômés de séjourner et travailler au Canada jusqu’à trois ans, selon la durée de leur programme d’études.

Après avoir acquis une expérience de travail au Canada, les étudiants internationaux peuvent explorer divers programmes d’immigration, tels que la Catégorie de l’expérience canadienne (CEC) ou les Programmes des candidats des provinces (PCP), pour demander la résidence permanente.

La tendance des permis d’études au Canada a considérablement évolué au cours des dernières années, mais connaît une croissance constante depuis plusieurs années.

Les données sur les titulaires de permis d’études par pays de citoyenneté et année d’entrée en vigueur du permis de janvier 2015 à juillet 2024 compilées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) montrent que le chiffre pour 2022 était de 548 000 contre 219 035 en 2015.

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Les principaux pays d’origine des demandes de permis d’études ont toujours été l’Inde, La Chine et d'autres pays comme les Philippines, le Vietnam, l'Iran, la France et le Nigéria. Les étudiants indiens constituent le groupe le plus important, représentant plus de 40 pour cent du total des détenteurs de permis d'études.

La Chine a dominé le classement avant que l'Inde ne prenne la tête du classement et continue de dominer. En 2016, la Chine en comptait 76 840, contre 52 625 en Inde. L'Inde a pris de l'avance en 2017 avec 82 935, contre 82 690 pour la Chine.

En 2018, le nombre de permis d'études délivrés aux Indiens a grimpé à 107 020, contre 84 980 pour les étudiants chinois. En 2019, 138 595 permis d'études ont été délivrés aux Indiens, ce qui place le pays en tête, loin derrière la Chine avec 84 140.

Impact de la pandémie

Cependant, en 2020, les chiffres ont chuté dans tous les pays en raison des restrictions de voyage liées au COVID-19. Le nombre de permis d'études délivrés en Inde est tombé à 80 875, et celui de la Chine à 57 705.

Bien que l’Inde et la Chine demeurent les principaux pays d’envoi d’étudiants, on constate une augmentation notable des demandes en provenance de pays comme le Nigéria, les Philippines, le Vietnam et l’Iran. Les étudiants nigérians devraient devenir le deuxième groupe d’étudiants internationaux en importance au Canada.

Avant 2020, les Philippines et le Nigéria figuraient en bas de la liste, avec respectivement 6 330 et 7 505 permis en 2019. La pandémie a provoqué une baisse temporaire des demandes et des approbations de permis d'études en 2020, faisant chuter les chiffres pour les Philippines à 4 355 et pour le Nigéria à 5 835 en raison des restrictions de voyage, mais les chiffres pour tous les pays ont commencé à rebondir fin 2021.

L’intérêt pour l’éducation canadienne est resté élevé après que le Canada a introduit des mesures temporaires permettant aux étudiants internationaux de suivre une partie de leurs programmes en ligne sans impact sur leur permis de travail post-diplôme (PTPD).

En 2022, 25 245 permis ont été délivrés aux Philippines, tandis que 16 100 étudiants nigérians ont reçu un permis. Cependant, le pays africain a dépassé les Philippines en 2023 avec 37 550, contre 33 810 pour la nation d'Asie du Sud-Est. L'Inde a pris la tête du peloton avec 278 250 et est restée en tête.

Main d'oeuvre qualifiée

Alors que le Canada est confronté à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, le gouvernement s’efforce de plus en plus d’attirer des personnes qualifiées, notamment des étudiants internationaux, qui sont plus susceptibles d’occuper des postes très demandés dans l’économie.

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Les récentes mises à jour de la politique d’immigration ont ciblé des secteurs spécifiques, tels que la technologie, les soins de santé et les métiers spécialisés, permettant aux étudiants internationaux dans ces domaines de s’intégrer plus facilement au marché du travail après l’obtention de leur diplôme.

Les établissements canadiens ont activement fait la promotion de leurs programmes sur de nouveaux marchés, attirant ainsi des étudiants de régions plus diverses. Cela permet aux écoles de diversifier leur effectif étudiant et de réduire leur dépendance à l’égard de quelques pays.

Les étudiants diversifient leurs destinations, des provinces comme l’Alberta et la Saskatchewan connaissant une croissance importante de leur population d’étudiants internationaux. À la mi-2023, des pays comme le Népal et le Ghana affichaient une croissance rapide.

Les étudiants ghanéens ont reçu 785 permis en 2015, un nombre qui a augmenté régulièrement pour atteindre 1 340 en 2019 et est tombé à 810 en 2020, comme dans d'autres pays, en raison de la COVID-19. En 2023, 7 475 permis ont été délivrés à la nation ouest-africaine, soit une augmentation de 167 % par rapport à 2022, selon le CBIE.

Le Canada compte sur l’immigration pour faire face au vieillissement de sa population et aux pénuries de main-d’œuvre, les étudiants internationaux jouant un rôle central dans sa stratégie d’immigration à long terme.

Casquette gouvernementale

Toutefois, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller, a annoncé que le gouvernement prévoyait de réduire le nombre de nouveaux permis de 35 % par rapport à 2023, en visant environ 360 000 approbations. Certaines provinces, comme l’Ontario, pourraient connaître des réductions supérieures à 50 %. Le plafond, qui vise à répondre aux pressions exercées sur le logement et les services publics en raison de l’afflux important d’étudiants internationaux, restera en vigueur pendant deux ans.

La demande de permis d'études au Canada s'inscrit dans une tendance mondiale plus large des étudiants à la recherche d'une éducation de qualité avec des opportunités d'emploi et d'immigration après les études. La réputation du Canada en matière de diversité, de sécurité et de solides institutions universitaires en fait une destination de choix.

Malgré les coupes budgétaires prévues, les étudiants internationaux demeureront un élément essentiel de la stratégie économique et d'immigration du Canada. L'immigration qualifiée et les politiques visant à attirer des résidents permanents dans des secteurs essentiels pourraient continuer de stimuler la croissance économique.

FAQ sur les étudiants internationaux au Canada

1. Quelles sont les options de visa pour les étudiants internationaux au Canada ?

Les étudiants internationaux ont généralement besoin d’un permis d’études pour étudier au Canada. Un visa de résident temporaire (VRT) ou une autorisation de voyage électronique (AVE) peuvent également être requis, selon votre nationalité. Le permis d’études vous permet de rester au Canada pendant toute la durée de vos études et peut également vous donner la possibilité de travailler à temps partiel pendant votre programme.

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2. Puis-je travailler pendant mes études au Canada?

Oui, les étudiants internationaux titulaires d’un permis d’études valide peuvent travailler à temps partiel pendant les sessions universitaires régulières et à temps plein pendant les vacances prévues. La durée de leur temps de travail est à l’étude, le gouvernement devant la limiter à 24 heures. Votre programme doit être à temps plein et dans un établissement d’enseignement désigné (EED) pour être admissible. Certains étudiants peuvent également participer à des programmes coopératifs ou à des stages dans le cadre de leurs études.

3. Quel est le coût de la vie pour les étudiants internationaux au Canada ?

Le coût de la vie varie selon la ville, le style de vie et le choix de logement. En moyenne, les étudiants dépensent entre 10 000 et 15 000 dollars canadiens par an pour le logement, la nourriture, le transport et d’autres dépenses. Des villes comme Toronto et Vancouver ont tendance à avoir un coût de la vie plus élevé, tandis que les villes plus petites sont plus abordables. Il est également important de prévoir un budget pour l’assurance maladie, les manuels scolaires et les dépenses personnelles.

4. Puis-je rester au Canada après avoir obtenu mon diplôme?

Oui, les étudiants internationaux peuvent demander un permis de travail post-diplôme (PTPD), qui leur permet de rester et de travailler au Canada après l’obtention de leur diplôme pendant une période maximale de trois ans. La durée du PTPD dépend de la durée de votre programme d’études. Acquérir une expérience de travail au Canada peut également vous aider à demander la résidence permanente par le biais de programmes comme Entrée express.

5. Ai-je besoin d’une assurance maladie en tant qu’étudiant international ?

Oui, les étudiants internationaux au Canada sont tenus de souscrire une assurance maladie. Certaines provinces offrent une couverture santé provinciale aux étudiants internationaux, tandis que d'autres peuvent exiger que vous souscriviez une assurance santé privée. Il est important de vérifier les options de soins de santé dans votre province spécifique et de vous assurer que vous êtes couvert dès le jour de votre arrivée au Canada.

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