Le groupe palestinien Fatah a annoncé dimanche qu'il était en pourparlers avec le Hamas au Caire concernant les propositions égyptiennes de réouverture du poste frontière de Rafah.
« Le Fatah souhaite mettre fin immédiatement à la guerre israélienne dans la bande de Gaza, accélérer l'acheminement de l'aide et lancer la reconstruction », a déclaré un responsable du Fatah, Abdullah Abdullah, à l'Agence Anadolu (AA).
« Une délégation du Fatah est présente au Caire pour discuter avec une délégation égyptienne du Hamas des propositions liées à la réouverture du poste frontière de Rafah (entre Gaza et l'Egypte) et à ce que l'Autorité palestinienne le gère du côté palestinien », a-t-il déclaré.
Le Caire a maintenu fermé le côté égyptien du passage depuis que les forces israéliennes ont occupé le côté palestinien en mai. Il insiste pour mettre fin à l'occupation du passage et le rouvrir.
Abdallah n'a pas révélé la nature des propositions égyptiennes.
Samedi, une délégation du Hamas dirigée par le haut responsable Khalil al-Hayya est arrivée dans la capitale égyptienne pour rencontrer le chef des services de renseignement généraux égyptiens, le général de division Hassan Mahmoud Rashad, selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth.
Le journal a rapporté dimanche que Le Caire tentait de renforcer la réconciliation entre le Hamas et le Fatah tout en faisant pression pour un accord d'échange d'otages.
Le rapport, citant des sources médiatiques, ajoute que le Hamas est prêt à accepter un « accord progressif » similaire à l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur entre Israël et le Liban le 27 novembre. Cela impliquerait un retrait progressif d'Israël de Gaza plutôt que de un retrait immédiat comme le Hamas l’avait précédemment exigé.
Les efforts de médiation menés par les États-Unis, l'Égypte et le Qatar pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza et à un accord d'échange de prisonniers entre Israël et le Hamas ont échoué face au refus du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de mettre fin à la guerre.
La guerre génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre de l'année dernière a tué plus de 44 400 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, et blessé plus de 105 000 personnes.
La deuxième année du génocide à Gaza suscite une condamnation internationale croissante, les responsables et les institutions qualifiant les attaques et le blocage des livraisons d’aide de tentative délibérée de détruire une population.
Le 21 novembre, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d'arrêt contre Netanyahu et l'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza.
Israël fait également face à une affaire de génocide devant la Cour internationale de Justice pour sa guerre meurtrière contre Gaza.


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