Pas de cadeau de Noël en avance pour Yverdon Sport. Les hommes d’Alessandro Mangiarratti terminent l’année sur une défaite 0-1 face au FC Sion.
Pas de miracle de Noël pour YS. Pour leur dernière de 2024 au Municipal, les Nord-vaudois n’ont toujours pas retrouvé la recette magique qui leur réussissait si bien sur leur pelouse.
En première mi-temps, les Yverdonnois ont pourtant été meilleurs dans les duels et la possession de balle était équilibrée. Mais c’est tout de même Sion qui a le plus joué dans sa moitié de terrain. D’entrée de jeu, les Sédunois se sont offerts une occasion. Puis Théo Bouchlarhem a tenté une échappée avant d’être stoppé par un Yverdonnois.
Pourtant, c’est bien Yverdon qui, le premier, a envoyé un ballon au fond des filets. Hugo Komano était malheureusement clairement hors-jeu. Quelques minutes plus tard, Mateusz Legowski a réalisé une impressionnante course pour passer le ballon à Komano entre deux sédunois. Le tir de l’attaquant a finalement été trop fort et trop haut.
À ce moment-là, on aurait pu croire à un regain de la part d’YS. Mais le FC Sion a calmement mis la pression pour enfin ouvrir le score à la 24e. Un but qui paraissait presque inévitable. Mohamed Tijani a réceptionné la remise en jeu de Paul Bernardoni, sauf qu’en voulant dégager, le ballon est venu rebondir sur Ilyas Chouaref pour terminer dans les pieds de Théo Berdayes. Le milieu de terrain a profité des 16m quasi vides pour passer en retrait à Bouchlarhem qui a envoyé au fond du but. Bernardoni n’a pas eu le temps de se replacer correctement pour bien défendre sa cage.
Juste avant le retour aux vestiaires, Tijani a eu l’opportunité d’égaliser. Il avait la voie libre mais il a décidé de sauter pour frapper le ballon qui arrivait sur lui, et le cuir a fini sa course au-dessus du but. Ce 14 décembre n’était définitivement pas la soirée du défenseur. Il n’est d’ailleurs pas revenu sur le terrain pour la deuxième mi-temps, remplacé par Anthony Sauthier.
Rien à faire…
Comme dans les films de fin d’année, les hommes d’Alessandro Mangiarratti ont allumé une lueur d’espoir en deuxième mi-temps. Premièrement avec ce coup franc qui est venu s’écraser sur la transversale. Puis avec ce gros cafouillage sur un corner. Le gardien valaisan n’a pas réussi a bloquer le ballon au-dessus de sa tête. La balle a alors flirté avec la ligne, les Yverdonnois tentant des frappes pour la faire passer outre… sans succès.
Dans le temps additionnel, Bernardoni est monté aider ses coéquipiers sur un corner. Le gardien a tenté une bicyclette, mais le ballon est passé nettement au-dessus.
Le retournement de situation ne s’est donc pas produit. Les Sédunois ont été plus offensif et, même s’ils n’ont pas réussi à creuser le score, ce but en première mi-temps a servi à leur offrir les 3 points.
Incompréhension générale
Encore une fois, Yverdon a livré une performance discutable. Au moment des interviews, Paul Bernardoni, les yeux emplis d’émotions, peinait à trouver les mots pour l’expliquer.
Alessandro Mangiarratti non plus ne comprends pas. “À GC on a fait un bon match, on a eu une bonne semaine, avec une belle intensité. On se dit qu’on est prêt. Et puis on arrive au stade, et on regarde les 5 premières minutes et je pense qu’on a pas pris trois ballons de la tête et je me dis ‘mais qu’est-ce qu’il se passe ici?’”
C’est d’autant plus frustrant qu’Yverdon performait bien à domicile. “On sait qu’on a un terrain compliqué, mais ça peut être notre force aussi”, explique le portier.
Les Nord-vaudois ont pourtant essayé de montrer un autre visage en seconde période. Mais trop tard.
Les supporters yverdonnois ont déployé cette banderole en fin de match. ©KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi
En tribunes, les ultras ont à nouveau manifesté leur mécontentement envers l’entraîneur Alessandro Mangiarratti. Depuis plusieurs matchs, ils émettent leur souhait de le voir quitter Yverdon. Mais selon Paul Bernardoni, le problème n’est pas là.
Le coach est lui aussi déçu. “J’ai tout le temps dit que je prenais la responsabilité, mais aujourd’hui je ne prends pas la responsabilité pour la performance de certains joueurs, lâche Alessandro Mangiarratti. Je pense que certains doivent revenir l’année prochaine avec une autre humilité, une autre attitude.”
Un travail face au miroir
Ce que l’on retient de ces discours, c’est surtout que l’équipe semble dans le mauvais état d’esprit. Maintenant, les joueurs ont un gros mois de pause devant eux. L’occasion de prendre quelques vacances et de partir en camp d’entraînement. Si cela ne tenait qu’à Paul Bernardoni, que faut-il faire pour qu’il y ait un changement, un déclic?
Les Yverdonnois ont-ils besoin d’une personnalité qui pousse un bon coup de gueule? “Peut-être, mais des fois quand on crie trop, on n’est plus écouté”, répond Paul Bernardoni. Alessandro Mangiarratti de son côté voudrait voir quelques joueurs prendre le leadership.
YS garde malgré tout sa 10e place et conserve deux points d’avance sur Grasshopper et 4 sur Winterthour.


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