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Augmentation des salaires des nouveaux immigrants au Canada

Augmentation des salaires des nouveaux immigrants au Canada


L'intégration économique des immigrants est essentielle à la stabilité sociale et financière du Canada. L’un des indicateurs les plus significatifs de cette intégration est le salaire médian à l’entrée, c’est-à-dire le salaire médian gagné par les nouveaux immigrants un an après leur arrivée. Selon les données de la Base de données longitudinales sur l'immigration (BDIM) de 2023, le salaire médian à l'entrée des nouveaux immigrants au Canada a augmenté de 6,7 pour cent entre 2021 et 2022. Cette croissance s'est produite dans un contexte de baisse de 1,6 pour cent du salaire médian réel global des Canadiens.

Les salaires varient selon les catégories d'admission, l'expérience professionnelle préalable à l'admission, le sexe et le pays de naissance.

Sur cette page, vous trouverez

  • Un aperçu détaillé de la façon dont salaire médian d'entrée pour les nouveaux immigrants au Canada a augmenté de 6,7 % en 2022.
  • Un aperçu de la façon dont expérience de travail préalable à l'admission affecte les salaires et les résultats économiques des immigrants.
  • Variations des salaires par catégorie d'admissiony compris CEC, PNP, parrainage familial et réfugiés.
  • Données sur écarts salariaux entre hommes et femmes parmi les immigrants et comment ces écarts se réduisent.
  • Le rôle des pays d’origine immigrée dans l’évolution des salaires et des performances économiques au fil du temps.

Salaire médian d’entrée en 2022

L’évolution des salaires des immigrants au cours des dernières années a été façonnée par la pandémie de COVID-19 et d’autres facteurs économiques mondiaux. En 2019, le salaire médian à l’entrée des immigrants admis un an plus tôt était de 35 500 $. En raison du ralentissement économique provoqué par la pandémie, il est tombé à 33 100 $ en 2020. Cependant, il a fortement rebondi à 40 200 $ en 2021 et a augmenté à 42 900 $ en 2022.

L’augmentation de 6,7 pour cent en 2022 s’aligne sur la tendance sur dix ans (2013-2022), où la croissance annuelle médiane des salaires était en moyenne de 6,6 pour cent. En comparaison, les travailleurs canadiens ont connu une baisse de 1,6 pour cent de leur salaire médian, qui est tombé à 45 380 $ après ajustement à l'inflation. Cette divergence reflète la résilience de la main-d’œuvre immigrée dans un contexte économique changeant.

Les candidats principaux économiques stimulent la croissance des salaires

Les demandeurs principaux de la catégorie économique, sélectionnés en fonction de leur capacité à contribuer à l'économie du Canada, ont toujours gagné les salaires les plus élevés parmi les immigrants. Leur salaire médian d'entrée en 2022 était de 52 400 $, soit une légère baisse de 4,2 % par rapport à 2021 (54 700 $). Malgré cette baisse, ce montant est resté nettement supérieur aux niveaux d’avant la pandémie (48 400 $ en 2019).

Un facteur clé à l’origine de cette tendance est l’expérience professionnelle préalable à l’admission. Les immigrants ayant une expérience de travail au Canada avant leur admission ont tendance à toucher des salaires plus élevés, car ils sont plus susceptibles d'entrer sur le marché du travail immédiatement après leur arrivée. Les candidats principaux de la catégorie de l'expérience canadienne (CEC), qui doivent avoir une expérience de travail préalable au Canada, ont généralement de bons résultats économiques. Cependant, leur salaire médian a chuté de 17,4 %, passant de 68 200 $ en 2021 à 56 400 $ en 2022.

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Cette réduction de salaire peut être liée aux caractéristiques des personnes admises au programme CEC. En 2021, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a augmenté le nombre de candidats à la CEC de 25 000 en 2020 à 130 000 en 2021. L’afflux d’un bassin de candidats plus vaste et plus diversifié a peut-être contribué aux changements de salaires.

Prise en compte de l'expérience préalable à l'admission

Les données de la BDIM révèlent que l'expérience de travail préalable à l'admission joue un rôle central dans les résultats salariaux. En 2022, les immigrants titulaires d'un permis de travail et d'un permis d'études avant leur arrivée avaient un salaire d'entrée médian de 48 300 $, soit une baisse de 6,9 ​​% par rapport à 2021. Les immigrants possédant uniquement un permis de travail avaient le salaire d'entrée le plus élevé, à 52 000 $, tandis que ceux possédant uniquement un permis d'études gagnaient significativement. moins (17 400 $).

Il est intéressant de noter que les immigrants sans expérience préalable à l’admission ont été confrontés à une baisse de 9,4 pour cent de leur salaire d’entrée, gagnant en moyenne 27 900 dollars en 2022. En revanche, les demandeurs d’asile ont connu une augmentation de salaire de 20,1 pour cent, pour atteindre 31 000 dollars. Cela démontre qu'une expérience de travail avant l'arrivée peut offrir une longueur d'avance aux nouveaux arrivants sur le marché du travail canadien.

Variations par catégorie d'admission

Les résultats salariaux des immigrants diffèrent considérablement selon la catégorie d’admission. Les catégories CEC et Travailleurs Qualifiés ont généralement les salaires d'entrée les plus élevés. Cependant, d’autres groupes d’admission ont connu des changements notables :

  • Programme des candidats des provinces (PCP): Le salaire médian d'entrée était de 47 700 $ en 2022, se classant au troisième rang parmi les catégories d'admission.
  • Soignants: Le salaire médian d'entrée a augmenté à 35 400 $ en 2022.
  • Candidats au programme d’affaires: Ce groupe avait le salaire médian le plus bas, soit 24 500 $.
  • Conjoints et personnes à charge des immigrants économiques: Leur salaire médian d'entrée est passé de 34 600 $ en 2021 à 35 700 $ en 2022.
  • Réfugiés: Les réfugiés ont vu leur salaire augmenter de 14,4 pour cent, pour atteindre 25 400 dollars.
  • Immigrants parrainés par leur famille: Leur salaire médian d'entrée a augmenté de 10,1 pour cent à 30 400 $.

Ces chiffres montrent que même si les demandeurs principaux de la catégorie économique gagnent généralement plus, d’autres catégories d’admission, notamment les immigrants et les réfugiés parrainés par leur famille, connaissent également une croissance des salaires.

Pays de naissance

Les données de la BDIM suivent également l'évolution des salaires des immigrants admis en 2012. Sur une décennie, le salaire médian de ce groupe a augmenté de 74,1 %, passant de 25 900 $ en 2013 à 45 100 $ en 2022.

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Des disparités importantes existent selon le pays de naissance des immigrants. Par exemple, en 2013, le salaire médian des immigrants philippins était de 31 800 $, le plus élevé parmi les principaux pays d'origine. Cependant, en 2022, les immigrants iraniens avaient le salaire médian le plus élevé (49 400 $) parmi ce groupe, dépassant les immigrants philippins (46 800 $), les Indiens (44 900 $), les Pakistanais (32 100 $) et les Chinois (35 900 $). Ce changement reflète les changements dans les qualifications scolaires, la participation au secteur d'emploi et les parcours de ces groupes.

Un écart salarial entre les sexes qui se réduit

Les disparités salariales fondées sur le sexe demeurent une préoccupation sur le marché du travail canadien. Toutefois, l’écart se réduit pour les immigrés. Alors que le salaire d'entrée des hommes a augmenté de 3,8 pour cent, passant de 47 000 dollars en 2021 à 48 800 dollars en 2022, le salaire d'entrée des femmes a bondi de 13,2 pour cent, passant de 32 600 dollars à 36 900 dollars.

Cette nette amélioration a réduit l’écart salarial entre les sexes de 36,7 pour cent en 2013 à 24,4 pour cent en 2022. L’augmentation du niveau d’éducation des immigrantes et leur participation croissante dans des secteurs mieux rémunérés ont été un moteur de ce changement.

Parmi les immigrants admis en 2012, l’écart salarial entre hommes et femmes s’est rétréci. Alors que les salaires des hommes ont augmenté de 69,6 pour cent entre 2013 et 2022, ceux des femmes ont augmenté de 93,4 pour cent, leur salaire médian atteignant 38 300 dollars en 2022.

La Base de données longitudinales sur l'immigration de 2023 met en lumière la performance économique nuancée de la population immigrante du Canada. De 2021 à 2022, le salaire médian d’entrée des nouveaux arrivants a augmenté de 6,7 pour cent, reflétant les tendances à la hausse soutenues observées au cours de la dernière décennie. Alors que les demandeurs principaux de la catégorie économique, en particulier ceux qui ont une expérience de travail au Canada avant leur arrivée, continuent de gagner les salaires les plus élevés, d'autres catégories, notamment les réfugiés et les immigrants parrainés par leur famille, ont affiché une croissance prometteuse.

L’expérience préalable à l’admission est un déterminant clé des résultats salariaux, ceux qui possèdent une expérience de travail au Canada gagnant des salaires plus élevés que ceux qui arrivent sans cette expérience. Les différences selon la catégorie d’admission, le sexe et le pays de naissance soulignent l’importance d’interventions politiques ciblées.

La réduction de l’écart salarial entre hommes et femmes est une tendance particulièrement encourageante, qui reflète des changements plus larges dans l’intégration économique des femmes immigrées. Toutefois, des défis demeurent, comme en témoigne la baisse des salaires des candidats principaux de la CEC et des immigrants sans expérience préalable à l'admission.

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Alors que le Canada continue d’accueillir de nouveaux immigrants chaque année, la BDIM restera essentielle pour surveiller les résultats salariaux et influencer les décisions politiques. Avec la publication du prochain rapport de la BDIM le 19 décembre 2024, de plus amples informations sur la mobilité des immigrants sur le marché du travail permettront de mieux comprendre où en sont les choses.

FAQ

Quel est le salaire médian d’entrée pour les nouveaux immigrants et pourquoi est-il important ?

Le salaire médian d'entrée est le salaire médian gagné par les immigrants un an après leur arrivée au Canada. Cela reflète l’intégration économique et la capacité des nouveaux arrivants à contribuer à l’économie. En 2022, ce salaire est passé à 42 900 $, preuve de résilience malgré des défis économiques plus larges. Le suivi de cet indicateur aide les décideurs politiques à évaluer l’efficacité des programmes d’immigration et à remédier aux disparités dans les résultats sur le marché du travail.

Comment l’expérience professionnelle préalable à l’admission affecte-t-elle les salaires des immigrants ?

L’expérience professionnelle préalable à l’admission augmente considérablement les salaires des immigrants. En 2022, les immigrants titulaires d'un permis de travail canadien avant leur arrivée gagnaient un salaire médian d'entrée de 52 000 $, beaucoup plus élevé que ceux sans une telle expérience, qui gagnaient 27 900 $. Cela montre que la familiarité avec le marché du travail canadien et l'acquisition d'une expérience locale avant d'immigrer peuvent offrir un avantage économique important.

Quelles catégories d'admission ont les salaires les plus élevés et les plus bas ?

Les demandeurs principaux économiques, tels que ceux des catégories Travailleurs qualifiés et CEC, gagnent systématiquement les salaires les plus élevés. En 2022, les candidats au CEC gagnaient un salaire médian de 56 400 $, bien que cela marque une baisse par rapport à 2021. Les candidats aux programmes d'affaires gagnaient les salaires les plus bas, avec un salaire médian de 24 500 $, ce qui reflète les défis d'intégration économique immédiate des immigrants entrepreneurs.

Comment l’écart salarial entre hommes et femmes évolue-t-il pour les immigrés ?

L’écart salarial entre hommes et femmes se réduit. En 2022, le salaire d'entrée des femmes a augmenté de 13,2 %, contre 3,8 % pour les hommes, réduisant l'écart salarial à 24,4 %. Cette tendance reflète un niveau de scolarité plus élevé et une participation accrue des femmes immigrantes dans des secteurs mieux rémunérés. En une décennie, les salaires des femmes ont augmenté de 93,4 %, dépassant largement la croissance de 69,6 % des hommes.

Quels pays d'origine ont les salaires d'immigrants les plus élevés au Canada ?

En 2022, les immigrants iraniens avaient le salaire médian le plus élevé (49 400 $), suivis des immigrants philippins (46 800 $) et des immigrants indiens (44 900 $). Les résultats salariaux reflètent souvent des différences en matière d'éducation, d'expérience de travail et de participation à l'industrie parmi les groupes d'immigrants. Ces chiffres mettent en évidence la diversité des contributions économiques des immigrants en fonction de leur origine.

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