in

Le Parlement algérien critique le président français pour son ingérence « flagrante »

Le Parlement algérien critique le président français pour son ingérence « flagrante »

Le Parlement algérien a critiqué mardi le président français Emmanuel Macron pour ce qu'il a qualifié d' »ingérence flagrante » dans les affaires intérieures du pays.

Macron a critiqué lundi l'Algérie, qualifiant la détention de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal à l'aéroport d'Alger en novembre d' »affaire honteuse ».

Dans un communiqué, l'Assemblée populaire nationale, la première chambre du Parlement, a qualifié les propos de Macron d'« irresponsables » et représentent une « atteinte à la souveraineté et à la dignité de l'Algérie » dans une affaire actuellement sous contrôle judiciaire en vertu du droit algérien.

Le communiqué qualifie les propos de Macron de « tentative manifeste de ternir l'image de l'Algérie et de ses institutions souveraines ».

L'assemblée a souligné le ferme rejet de l'Algérie de toute ingérence étrangère, notamment en ce qui concerne les questions liées aux droits de l'homme et aux libertés.

A Lire aussi  Israël appelle la population à évacuer des zones dans l’est du Liban

« L'Algérie, qui a subi d'horribles violations pendant la période coloniale française, n'acceptera pas de leçons extérieures sur ces questions », indique le communiqué.

De telles actions sont « inacceptables pour le peuple algérien et ne dissuaderont pas l'Algérie de son chemin indépendant. Au contraire, elles renforceront sa détermination à protéger sa souveraineté et sa dignité », ajoute-t-il.

L'assemblée a appelé les autorités françaises à respecter les principes des relations internationales, dont le respect mutuel.

Lors de sa rencontre avec les ambassadeurs de France à l'Élysée lundi, Macron a affirmé que l'Algérie « avait empêché un homme gravement malade de recevoir des soins » et a demandé la libération de Sansal.

A Lire aussi  Accord "sans précédent" au G7 Finances sur la fiscalité internationale

« Nous qui aimons le peuple algérien et son histoire, exhortons son gouvernement à libérer Boualem Sansal », a-t-il déclaré.

Deux semaines plus tôt, le président algérien Abdelmadjid Tebboune accusait la France d'avoir « envoyé un personnage illégitime » – une référence apparente à Sansal – pour prétendre que certaines parties du territoire algérien appartenaient autrefois à un autre pays.

Sansal, un ancien fonctionnaire du ministère de l'Industrie limogé en 2002, avait déjà affirmé dans les médias français qu'une grande partie du nord-ouest de l'Algérie appartenait historiquement au Maroc.

Les autorités algériennes ont arrêté Sansal le 16 novembre à l'aéroport d'Alger, à son retour de France.

A Lire aussi  3 Palestiniens tués par des agents israéliens infiltrés en Cisjordanie

Les médias locaux ont rapporté qu'il avait été inculpé en vertu de l'article 87 du Code pénal, pour atteinte à l'unité nationale et à l'intégrité territoriale, selon son équipe de défense.

*Écrit par Mohammad Sio à Istanbul

Le bulletin d'information quotidien de Sabah

Tenez-vous au courant de ce qui se passe en Turquie, dans sa région et dans le monde.


Vous pouvez vous désinscrire à tout moment. En vous inscrivant, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre politique de confidentialité. Ce site est protégé par reCAPTCHA et la politique de confidentialité et les conditions d'utilisation de Google s'appliquent.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GIPHY App Key not set. Please check settings

Eric Stonestreet et sa fiancée veulent que leur mariage soit organisé dans la maison de leurs rêves (exclusif)

Eric Stonestreet et sa fiancée veulent que leur mariage soit organisé dans la maison de leurs rêves (exclusif)

Lire ceci : Le genre « Romantisme » fait face à une bataille juteuse en matière de droits d'auteur

Lire ceci : Le genre « Romantisme » fait face à une bataille juteuse en matière de droits d'auteur