La tension monte en Turquie après l’arrestation controversée d’Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul. Ce jeudi, le ministre de l’Intérieur Ali Yerlikaya a annoncé l’interpellation de 37 personnes accusées d’avoir posté des messages « provocateurs » sur les réseaux sociaux suite à cette affaire.
Sur X (ex-Twitter), Yerlikaya a précisé que 261 comptes – dont 62 gérés depuis l’étranger – étaient dans le collimateur des autorités pour des contenus « incitant à la haine ou aux infractions ». Les recherches se poursuivent pour identifier les autres suspects.
La crise a éclaté mercredi avec la garde à vue d’Imamoglu et de plusieurs responsables municipaux. Le procureur général d’Istanbul les accuse dans une enquête aux motifs flous, qualifiés simplement de « charges multiples ». Parallèlement, la préfecture a instauré un couvercle sécuritaire : interdiction de tout rassemblement ou déclaration à la presse pendant quatre jours, fermeture de routes…
Peine perdue. Malgré les restrictions, des milliers de manifestants ont défilé dans les rues et universités d’Istanbul, Ankara et ailleurs. Une mobilisation qui rappelle le poids politique d’Imamoglu, réélu triomphalement en mars 2024. Le maire, qui a officialisé en février sa candidature à la présidentielle sous la bannière du CHP (principal parti d’opposition), cristallise les tensions entre pouvoir et opposition.



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