Et si la Normandie devenait le berceau français du bitcoin ? La région pourrait accueillir la première ferme de minage de cet « or numérique » sur le territoire hexagonal.
Une perspective qui place la Normandie en candidate sérieuse pour devenir un hub stratégique du minage de cryptomonnaies. Hervé Morin, président centriste de la région, a confirmé ce jeudi un projet financé par Oman, qualifiant l’initiative de « bien partie ». Un timing qui n’est pas anodin, alors que le bitcoin fait parler de lui depuis le retour de Donald Trump sur le devant de la scène politique, fervent défenseur des actifs numériques.
Pourquoi la Normandie ?
Le minage de bitcoin, gourmand en énergie et en espace, nécessite aussi un climat frais pour refroidir les serveurs. La région cocherait toutes les cases : proximité avec l’EPR de Flamanville ou la future centrale nucléaire de Penly, évoqués par Hervé Morin comme sources d’énergie « abondantes et compétitives ». Un argument de poids pour attirer les investisseurs, à l’heure où les coûts électriques pèsent lourd dans la rentabilité du minage.
Pour l’instant, les détails restent flous : calendrier, budget, puissance de calcul… Aucune précision n’a filtré. Mais l’implication d’Oman, déjà actif dans des infrastructures aux États-Unis, suggère que la France pourrait s’inviter dans la course mondiale du bitcoin.
Un secteur encore timide en France
Aujourd’hui, l’Hexagone compte surtout des mineurs individuels ou de petites structures. Rien à voir avec les fermes industrielles des pays à énergie low-cost ou au climat favorable, comme l’Islande ou le Kazakhstan. Pourtant, le sujet agite les débats : Marine Le Pen (Rassemblement National) a elle aussi plaidé pour utiliser le site de Flamanville afin de « produire du bitcoin made in France ».
Une idée relayée par l’Institut national du Bitcoin, qui propose depuis des mois d’exploiter les surplus d’électricité nucléaire pour le minage. Un scénario gagnant-gagnant, selon l’organisme : EDF réduirait ses coûts, les mineurs bénéficieraient d’une énergie moins chère, et la France gagnerait en souveraineté numérique. Reste à voir si les paroles se transforment en watts… et en bitcoins.



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