Le ministre délégué au Commerce extérieur, Jean-Noël Barrot, a obtenu un répit temporaire pour les producteurs de cognac français lors de sa visite en Chine, repoussant l’application de taxes supplémentaires pour trois mois.
Jean-Noël Barrot a annoncé une avancée positive pour les distilleries françaises ce week-end : Pékin a accepté de différer de trois mois l’éventuelle mise en place définitive de droits de douane additionnels sur les cognacs français.
« Il s’agit d’un premier pas important vers la résolution de ce différend », a déclaré le ministre lors de son déplacement en Chine.
Avant son arrivée à Pékin vendredi, la filière du cognac redoutait une application imminente et définitive de ces taxes, conséquence d’une enquête antidumping contestée par Paris. Mais la visite de Barrot a permis d’obtenir un sursis.
« Je suis heureux de confirmer qu’au plus haut niveau, on m’a assuré que ce scénario ne se produira pas immédiatement. À la place, les conclusions de l’enquête seront repoussées de trois mois », a-t-il expliqué.
Interrogé sur ce qu’il adviendra après cette période, le ministre a reconnu l’incertitude de la situation, tout en affichant un certain optimisme.
« Ce délai est une avancée clé, et nous allons poursuivre nos efforts pour résoudre définitivement ce dossier », a-t-il affirmé, précisant que l’enquête prendra fin dans trois mois.
« Les autorités chinoises prendront alors leurs décisions sur la base de ses conclusions », a-t-il ajouté. « Nous continuerons à agir, à Paris comme à Pékin, grâce au travail acharné de notre ambassadeur et de tous les acteurs impliqués ».
Une riposte aux accusations de concurrence déloyale
Depuis octobre, les exportations européennes de brandy vers la Chine sont soumises à des taxes en représailles aux droits de douane imposés par l’Union européenne sur les véhicules électriques chinois, au nom de la lutte contre la concurrence déloyale.
Une mesure qui touche particulièrement les producteurs français, dont 98 % des ventes reposent sur l’export. Le cognac représente d’ailleurs la majorité des exportations européennes de brandy vers la Chine.
En février, la filière a tiré la sonnette d’alarme, rapportant une perte de 50 millions d’euros par mois à cause des taxes antidumping, et a appelé à un soutien du gouvernement.
L’annonce de Barrot marque la fin de sa tournée asiatique, qui l’a mené à Singapour, Jakarta, Pékin et Shanghai.



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