Alors que les premières discussions sur la 6G commencent à émerger, une question se pose : l’Europe peut-elle cette fois-ci jouer un rôle moteur, après un déploiement de la 5G jugé trop timide ?
Les leçons du passé
« Nous l’avons vu en Suède avec la 4G, dont le déploiement a été très réussi et qui a largement contribué à l’émergence de plusieurs de nos licornes aujourd’hui », explique Fägersten.
« En revanche, le déploiement de la 5G en Europe n’a pas été aussi rapide ni aussi coordonné qu’on aurait pu l’espérer. Beaucoup cherchent encore des modèles économiques viables. C’est pourquoi, avec la 6G, on cherche à anticiper les effets de marché », poursuit-il.
Un contexte géopolitique complexe
Depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence américaine, le paysage géopolitique a évolué, rendant la position européenne plus délicate.
Un récent rapport explore trois scénarios possibles pour l’UE dans la gestion de la 6G. Ces scénarios dépendent de plusieurs facteurs :
- Le niveau de coopération entre les États membres,
- La volonté de l’UE de collaborer avec les États-Unis,
- L’intensité des tensions entre Washington et Pékin.
Premier scénario : une alliance transatlantique
L’UE pourrait former un front uni avec les États-Unis, en alignant ses positions sur des enjeux comme la sécurité des réseaux 6G et les intérêts industriels, avec un rôle accru pour les entreprises technologiques américaines.
Par exemple, le système satellitaire d’Elon Musk pourrait être intégré de manière plus poussée dans les futurs réseaux mobiles.
Cette approche présenterait des avantages pour les deux côtés de l’Atlantique. Certains pays européens préféreraient une solution occidentale plutôt que chinoise, ce qui renforcerait la position des États-Unis avec un allié de poids dans la bataille technologique.



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