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L’agence Frontex enquête sur la Grèce pour des violations présumées des droits des migrants

L’agence Frontex enquête sur la Grèce pour des violations présumées des droits des migrants

L’agence européenne de garde-frontières Frontex a annoncé mardi avoir ouvert des enquêtes sur plusieurs allégations de violations des droits de l’homme commises par la Grèce dans le cadre de sa gestion des migrations irrégulières. Selon l’agence, douze incidents graves, survenus principalement en 2024, sont actuellement examinés. Aucun détail n’a été fourni sur ces affaires.

Interrogé par l’Associated Press, Chris Borowski, porte-parole de Frontex, a indiqué que l’agence avait récemment renforcé son dispositif de traitement des plaintes. Le gouvernement grec n’a pas réagi dans l’immédiat.

La Grèce fait face à une pression internationale croissante depuis le naufrage meurtrier d’un bateau de migrants au large de ses côtes en 2023, qui avait coûté la vie à plusieurs centaines de personnes. En janvier dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a par ailleurs qualifié de « systématiques » les pratiques de refoulements sommaires de migrants par Athènes – des accusations fermement rejetées par les autorités.

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Le gouvernement grec affirme que sa garde côtière a secouru plus de 250 000 migrants en détresse et assure agir en conformité avec le droit international. Tout en reconnaissant ses efforts pour décourager les traversées illégales vers ses îles orientales, porte d’entrée majeure vers l’UE, il nie catégoriquement procéder à des expulsions arbitraires.

Frontex, dont les critiques envers les États membres restent rares, assure vouloir collaborer avec la Grèce pour résoudre ces allégations. « Chaque agent déployé est formé et tenu de signaler les éventuelles violations. Cela fait partie intégrante de notre mandat », a souligné Chris Borowski. « Nous croyons au changement par le partenariat, non par la passivité. »

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Si l’agence est juridiquement responsable devant les 27 États membres et le Parlement européen, ses opérations en mer ou aux frontières terrestres restent sous le contrôle des pays hôtes. Une réalité qui complexifie les chaînes de responsabilité.

Les refoulements, illégaux au regard du droit international, violent les conventions protégeant les réfugiés, qui interdisent de renvoyer une personne vers un territoire où sa vie ou sa liberté seraient menacées. Un principe que la Grèce assure respecter, malgré les mises en cause répétées.

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