La Russie et les États-Unis s’apprêtent à engager un deuxième cycle de pourparlers de haut niveau à Istanbul, prévu le 10 avril, dans l’objectif d’apaiser les tensions persistantes et de résoudre les principaux points de friction bilatéraux. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé cette rencontre mardi lors d’un point presse à Moscou.
« La partie russe sera représentée par le ministère des Affaires étrangères », a-t-il déclaré, précisant que les détails opérationnels seraient communiqués ultérieurement par les diplomates. Ces discussions font suite à une première rencontre d’experts, organisée le 27 février dans la même ville, où les deux délégations avaient abordé la normalisation des missions diplomatiques, la fluidité de leurs opérations et l’amélioration des conditions de travail pour leurs représentants. Peu après, Moscou avait d’ailleurs annoncé que Washington avait accordé l’agrément officiel à son nouvel ambassadeur.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a lui aussi évoqué les préparatifs de cette nouvelle étape, soulignant que les deux pays cherchaient à « aplanir les irritants persistants » et à relancer un dialogue normalisé. « Une première réunion a déjà eu lieu à Istanbul, et un deuxième tour est en préparation », a-t-il rappelé.
Si les canaux de communication diplomatique semblent progressivement se rétablir, le Kremlin reste prudent sur les sujets plus sensibles. Interrogé sur une éventuelle relance du traité New START (réduction des armes stratégiques), Peskov a réaffirmé que toute discussion sur la stabilité stratégique nécessiterait au préalable une amélioration globale des relations et une restauration de la confiance mutuelle.
« Ces négociations exigent un niveau minimal de relations bilatérales et une base de confiance », a-t-il insisté, ajoutant que les futures discussions sur le contrôle des armements devraient « intégrer les arsenaux nucléaires des autres puissances ». Une allusion claire à la nécessité d’une approche globale, loin des cadres strictement bilatéraux.
Enfin, le porte-parole a reconnu les efforts déployés par Moscou et Washington pour réparer les fractures accumulées, notamment sous l’administration américaine précédente. Un travail de longue haleine, où chaque pas en avant reste mesuré à l’aune des défis géopolitiques actuels.

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