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La France exige la libération de journalistes russes emprisonnés après leur couverture de l’affaire Navalny

La France monte au créneau : elle somme la Russie de libérer sans délai quatre journalistes condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir travaillé avec l’opposant Alexeï Navalny, décédé en février 2024. Antonina Favorskaya, Konstantin Gabov, Sergey Karelin et Artyom Kriger ont été accusés d’avoir collaboré avec une organisation qualifiée d’« extrémiste » par Moscou.

Pourtant, tous clament leur innocence. Leur seul crime ? Avoir fait leur métier en informant le public, selon leurs défenses. Le procès, tenu à huis clos mardi devant un tribunal de Moscou, illustre la répression massive qui frappe les voix critiques depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.

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« La France condamne ces peines inacceptables »

Dans un communiqué percutant, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Christophe Lemoine, a dénoncé les condamnations à cinq ans et demi de prison prononcées mercredi. « La France exige la libération immédiate de toutes les personnes persécutées pour des motifs politiques. La liberté de la presse et l’accès à l’information doivent être respectés », a-t-il martelé.

Une justice aux abois ?

Depuis deux ans, le Kremlin serre la vis : opposants, journalistes indépendants, militants des droits humains… Des centaines de personnes ont été jetées en prison, poussant des milliers d’autres à fuir le pays.

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Parmi les condamnés, Favorskaya et Kriger collaboraient avec SotaVision, un média russe connu pour couvrir les procès politiques. Gabov, lui, était pigiste pour Reuters, tandis que Karelin travaillait pour Associated Press. Tous sont accusés d’avoir aidé la Fondation anti-corruption de Navalny – dissoute en 2021 sous prétexte d’« extrémisme ».

« Une mascarade de justice »

L’organisation Reporters Sans Frontières, basée à Paris, n’y va pas par quatre chemins : ce procès « bafoue les principes les plus élémentaires de la justice ». Navalny, principal adversaire de Vladimir Poutine, est mort dans une colonie pénitentiaire de l’Arctique où il purgeait une peine de 19 ans. Des accusations qu’il avait toujours rejetées, dénonçant une manœuvre politique.

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Pourquoi c’est important

Cette affaire dépasse le sort de quatre journalistes. Elle symbolise l’étouffement des libertés en Russie, où enquêter ou critiquer le pouvoir peut mener derrière les barreaux. En exigeant leur libération, la France rappelle que la liberté de la presse n’est pas négociable – même si Moscou, pour l’instant, fait la sourde oreille.

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