Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen organisent ce lundi à Paris un sommet pour attirer les chercheurs américains prêts à quitter les États-Unis. La raison ? Les coupes budgétaires et les pressions politiques sous l’ère Trump, qui fragilisent le monde de la recherche outre-Atlantique.
L’événement, baptisé « Choisir l’Europe pour la Science », réunit des ministres européens, des commissaires de l’UE et des scientifiques. Au programme : des discussions sur les aides financières et les avantages proposés aux chercheurs pour les convaincre de traverser l’océan. La Sorbonne accueille cette rencontre, qui se clôturera par des discours des deux dirigeants.
Pourquoi les États-Unis inquiètent-ils la recherche ?
Depuis l’arrivée de Trump, les universités et labos américains subissent des restrictions de fonds, des licenciements massifs et même des menaces d’expulsion pour les étudiants étrangers aux idées jugées « trop critiques ». Des programmes de recherche risquent de fermer, et l’ambiance politique pousse certains à envisager l’exil.
La réponse européenne ? Offrir une alternative « pour défendre nos intérêts stratégiques et une vision ouverte de la science », explique l’Élysée. Déjà en mai, Macron lançait un appel aux chercheurs étrangers : « Venez en France ! », promettant des fonds pour faciliter leur installation.
Des initiatives qui cartonnent
Preuve que la stratégie fonctionne : l’université d’Aix-Marseille a reçu des centaines de candidatures après avoir promis d’accueillir des scientifiques américains. Même dynamique au CNRS, qui propose désormais des postes aux chercheurs étrangers (ou Français expatriés) refusant de « vivre sous le mandat de Trump », selon son président Antoine Petit.
Salaire moins élevé… mais avantages sociaux
Reste un obstacle : le salaire des chercheurs en Europe reste inférieur à celui des États-Unis. Mais le CNRS argue que la différence s’atténue grâce à la sécurité sociale, l’éducation gratuite ou les allocations familiales. Un calcul gagnant-perdant à mettre en avant pour convaincre.
Qui est visé ?
La France et l’UE ciblent en priorité les experts en santé, climat, intelligence artificielle ou spatial. Autant de domaines clés où l’Europe veut renforcer son leadership face à une Amérique qui semble tourner le dos à la science.
Une chose est sûre : avec ce sommet, Macron et von der Leyen envoient un message clair. Face aux vents contraires de Trump, l’Europe se pose en refuge pour la recherche… et compte bien en profiter.
Avec l’AFP



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