L’ancien président américain Joe Biden a été diagnostiqué avec un cancer de la prostate.
Cette forme « agressive » de la maladie a été découverte par ses médecins alors qu’il consultait pour des problèmes urinaires. Le cancer s’est déjà propagé jusqu’à ses os.
L’annonce de son diagnostic a choqué les États-Unis, déclenchant une vague de soutien de la part de politiciens et de dirigeants du monde entier, qui lui souhaitent un prompt rétablissement.
Voici ce qu’il faut savoir.
Un diagnostic confirmé comme « agressif »
Le porte-parole de Biden a confirmé qu’il souffrait d’un cancer de la prostate « agressif ».
Au Royaume-Uni, environ 1 homme sur 8 sera touché par ce cancer au cours de sa vie. C’est le plus fréquent chez les hommes, mais aussi l’un des plus traitables : selon Cancer.net, le taux de survie à 10 ans est de 98 %.
La prostate est une petite glande de la taille d’une noix, située entre la vessie et le pénis, qui entoure l’urètre.
Pourquoi parle-t-on d’un cancer « agressif » ? Quel est le pronostic ?
Le cancer de la prostate est classé selon le score de Gleason, qui va de 2 à 10 et indique à quel point les cellules cancéreuses diffèrent des tissus sains sous microscope.
L’équipe de Biden a révélé que son score était de 9, ce qui suggère une forme hautement agressive.
« Bien que cela représente une forme plus avancée de la maladie, le cancer semble réagir aux hormones, ce qui permet une prise en charge efficace », a précisé un communiqué.
Cependant, un cancer de stade 4 reste le plus dangereux et le plus difficile à soigner.
Si le pronostic officiel de Biden n’a pas été dévoilé, sa famille examine déjà les options de traitement.
Les hommes dont le cancer de la prostate s’est propagé (comme celui de Biden) peuvent vivre « 5, 7, 10 ans ou plus avec un traitement adapté », a expliqué le Dr Judd Moul, expert en cancer de la prostate à l’université Duke, au New York Times.
Quels traitements existent ?
Plusieurs approches sont possibles :
- Radiothérapie
- Ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU)
- Cryothérapie
- Traitement hormonal
- Ablation chirurgicale de la prostate
Le choix dépend du profil du cancer et du patient. Chaque cas est unique, et les médecins adaptent les soins en conséquence.
D’autres présidents américains ont-ils eu un cancer ?
Biden n’est pas le premier dirigeant américain confronté à un diagnostic de cancer. Au moins cinq autres présidents ont vécu cette épreuve :
- Ronald Reagan (1981-1989) : cancer du côlon en 1985, puis cancer de la peau. Guéri des deux, il est décédé en 2004.
- Jimmy Carter (1977-1981) : mélanome en 2015, avec métastases au cerveau et au foie. En rémission après traitement, il est mort de vieillesse en janvier 2023.
- Lyndon B. Johnson (1963-1969) : cancer de la peau dans les années 1960. Mort d’une crise cardiaque dans les années 1970.
- Ulysses S. Grant (1869-1877) : cancer de la gorge, mort en 1885.
- Grover Cleveland (1885-1889 et 1893-1897) : cancer de la bouche opéré. Mort d’une crise cardiaque au début du XXe siècle.
L’histoire montre que même face à un diagnostic grave, les traitements actuels offrent de l’espoir. L’équipe médicale de Biden travaille désormais sur la meilleure stratégie pour l’accompagner.


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