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Jeux Olympiques : les États-Unis interdisent aux femmes transgenres de participer aux épreuves féminines

Jeux Olympiques : les États-Unis interdisent aux femmes transgenres de participer aux épreuves féminines
Image: Fabrice Coffrini/AFP via Getty Images

Conformément à un décret signé par Donald Trump, le comité olympique américain durcit sa politique en matière d’inclusion, excluant de fait les femmes transgenres des compétitions féminines.

Le Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC) vient de franchir un nouveau cap dans la restriction de l’accès au sport pour les athlètes transgenres. Dans une mise à jour de sa politique de « sécurité des athlètes », l’organisation stipule désormais que seules les personnes assignées femmes à la naissance pourront concourir dans les épreuves féminines lors des Jeux Olympiques et Paralympiques.

Cette décision aligne la position du comité sur le décret présidentiel signé plus tôt cette année par Donald Trump, intitulé « Protéger les femmes dans le sport ». Le texte interdit tout financement fédéral aux institutions qui autoriseraient des personnes transgenres à intégrer des équipes ne correspondant pas à leur sexe assigné à la naissance.

Alors que Los Angeles accueillera les prochains Jeux d’été en 2028, cette nouvelle règle marque un tournant majeur dans la politique sportive américaine – et fait déjà grand bruit.

Un changement imposé par Washington

Officiellement, la version actualisée du règlement, longue de 27 pages, n’évoque jamais explicitement les personnes transgenres. Mais une section intitulée « Exigences supplémentaires » précise que le comité « poursuivra sa collaboration avec différents partenaires pour garantir un environnement de compétition équitable et sûr pour les femmes, conformément au décret exécutif 14201 ».

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Dans une lettre adressée mardi à la communauté olympique américaine, le président de l’USOPC, Gene Sykes, et sa directrice générale, Sarah Hirshland, ont justifié ce revirement. « En tant qu’organisation à charte fédérale, nous avons l’obligation de respecter les directives fédérales », écrivent-ils, ajoutant que « notre politique révisée met l’accent sur l’importance de préserver l’équité et la sécurité dans les compétitions féminines ».

Le comité exige désormais que toutes les fédérations sportives nationales alignent leurs propres règlements sur cette nouvelle directive.

Une décision qui fait écho à celle de la NCAA

Cette annonce intervient quelques mois après un changement similaire adopté par la NCAA (la principale instance du sport universitaire américain), qui a modifié sa politique dès le lendemain de la signature du décret présidentiel. Désormais, seuls les athlètes assignés femmes à la naissance peuvent participer aux compétitions féminines dans les championnats universitaires.

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Le décret, baptisé « Garder les hommes hors du sport féminin », a également chargé le secrétaire d’État Marco Rubio de faire pression sur le Comité international olympique (CIO) pour qu’il révise ses standards en matière d’inclusion, au nom de la « sécurité et des intérêts des athlètes féminines ».

Ce texte s’inscrit dans une série de mesures controversées prises par l’administration Trump, notamment l’interdiction faite aux personnes transgenres de servir dans l’armée américaine.

Vives réactions et inquiétudes

Sans surprise, cette politique fait l’objet de nombreuses critiques. Plusieurs voix dénoncent une décision fondée sur des arguments plus politiques que scientifiques. « Il n’existe aucune preuve solide que les athlètes transgenres dominent massivement le sport féminin », affirment de nombreux spécialistes et défenseurs des droits.

D’autres alertent sur les conséquences psychologiques pour les jeunes trans, qui pourraient être exclus du sport dès le plus jeune âge, ainsi que sur les risques d’une surveillance accrue des corps féminins : des tests génétiques intrusifs pourraient viser des femmes présentant des variations chromosomiques, ouvrant la porte à des dérives discriminatoires.

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Fatima Goss Graves, présidente du National Women’s Law Center, a vivement réagi : « En cédant aux injonctions politiques, l’USOPC sacrifie les besoins et la sécurité de ses propres athlètes », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Une tendance qui s’étend à d’autres sports

Au niveau international, le débat autour de la participation des athlètes transgenres agite de plus en plus de fédérations. Si le CIO laisse encore chaque discipline décider de ses propres règles, plusieurs sports majeurs ont déjà tranché. En natation, en athlétisme ou en cyclisme, les athlètes ayant traversé la puberté masculine sont désormais bannis des compétitions féminines.

Là encore, Donald Trump pousse à une remise à plat totale. « Il faut que le CIO change tout sur ce sujet ridicule », a-t-il martelé à plusieurs reprises.

En Angleterre, la Fédération de football a elle aussi décidé d’exclure les femmes trans des compétitions féminines, dans un climat international de plus en plus tendu autour de la question de l’identité de genre dans le sport.

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