Un septuagénaire suisse a écopé d’une amende pour avoir emporté trois fusils de chasse vers le Cameroun sans l’autorisation légale requise. L’affaire remonte à un vol privé en 2021.
C’est une histoire de chasse qui tourne au procès. En 2021, un Genevois de 71 ans aujourd’hui s’envolait vers le Cameroun à bord d’un vol privé affrété par l’ambassade camerounaise, au départ de Genève. Dans ses bagages : trois fusils de chasse à canon lisse. Son objectif déclaré ? Pratiquer la chasse sur place. Mais ce voyage allait lui valoir des ennuis judiciaires plusieurs années plus tard.
Le permis manquant
Le problème est que le chasseur genevois n’avait tout simplement pas sollicité le permis d’exportation obligatoire pour transporter ces armes hors de Suisse. Selon la réglementation helvétique, l’exportation d’armes de chasse nécessite impérativement une autorisation délivrée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO). Une formalité cruciale qu’il a omise.
Une exception existe : ce permis n’est pas exigé si les armes sont ramenées en Suisse après leur usage à l’étranger. Mais dans ce cas précis, cette condition n’était manifestement pas remplie. Preuve en est : les trois fusils sont toujours au Cameroun aujourd’hui, plusieurs années après ce voyage.
Condamnation par ordonnance pénale
Cet oubli – ou cette négligence – a conduit à une condamnation. Par ordonnance pénale datée du 17 juin, le septuagénaire a été reconnu « coupable d’exportation d’armes à feu sans permis par négligence ». La justice genevoise lui a infligé une amende de 500 francs, à laquelle s’ajoutent 520 francs de frais de procédure.
L’homme, originaire de Suisse, n’a pas contesté cette décision. Il n’a pas fait opposition à l’ordonnance pénale, mettant ainsi un terme à cette affaire d’exportation illégale d’armes qui souligne l’importance du respect des formalités administratives, même pour un voyage de chasse.



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