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Un médecin du travail de l’Oise accusé de viol et agressions sexuelles sur deux patientes

Un médecin du travail de l’Oise accusé de viol et agressions sexuelles sur deux patientes

Un praticien de 71 ans a été placé en détention provisoire après une plainte pour agression sexuelle lors d’une visite médicale. Une précédente plainte, classée sans suite en 2015, a été rouverte dans le cadre de l’enquête.

COMPIÈGNE (Oise) – Un médecin du travail de 71 ans, exerçant dans l’Oise, a été écroué jeudi 7 août après avoir été mis en examen pour viol et agression sexuelle sur deux patientes. Selon Le Parisien qui rapporte l’information, les faits remontent à des consultations dans le cadre de visites médicales obligatoires, où le praticien est accusé d’avoir abusé de son autorité pour commettre des attouchements et des pénétrations digitales.

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Une plainte récente relance une ancienne affaire

L’affaire a éclaté lorsqu’une patiente de 40 ans a porté plainte le 1er août à la gendarmerie de Méru. Selon ses déclarations, reprises par le procureur de la République de Senlis, Loïc Abrial, le médecin l’aurait « palpé les seins, introduit des doigts dans son vagin et tenté de faire de même dans son anus » avant qu’elle ne parvienne à quitter le cabinet médical.

Cette plainte a conduit à la réouverture d’un dossier classé sans suite en 2015. En effet, une autre patiente, aujourd’hui âgée de 42 ans, avait déjà accusé le même médecin en 2013 pour des faits similaires survenus fin 2011. À l’époque, les investigations n’avaient pas abouti, faute d’éléments suffisants.

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Le médecin nie en bloc

Interpellé mardi 5 août à son domicile près de Compiègne, le praticien a été placé en garde à vue avant d’être présenté à un juge d’instruction du pôle criminel. Lors de son audition, il a catégoriquement nié les accusations, affirmant n’avoir jamais commis d’actes inappropriés.

Malgré ses dénégations, le tribunal a ordonné son placement en détention provisoire, considérant la gravité des faits et le risque de pression sur les témoins. Le crime de « viol par abus d’autorité » est passible de 20 ans de réclusion criminelle.

Les deux plaignantes ont été orientées vers France Victimes 60, une association qui leur apporte un soutien juridique et psychologique. Leur courage à briser le silence pourrait encourager d’éventuelles autres victimes à se manifester, alors que l’enquête se poursuit.

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