Alors que la guerre à Gaza continue d’embraser la scène internationale, la Belgique a annoncé qu’elle reconnaîtra officiellement l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies ce mois-ci. Une décision qui s’aligne sur la position de la France et d’autres puissances occidentales, mais qui provoque la colère d’Israël et des États-Unis.
La Belgique franchit le pas diplomatique
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a officialisé la position de Bruxelles mardi sur le réseau X.
« Face aux violences perpétrées par Israël en violation du droit international, compte tenu de ses obligations internationales, dont le devoir de prévenir tout risque de génocide, la Belgique devait prendre des décisions fortes pour accroître la pression sur le gouvernement israélien et les terroristes du Hamas », a-t-il déclaré.
Cette reconnaissance de la Palestine s’accompagnera de douze sanctions ciblées contre Israël, dont l’interdiction d’importer des produits issus des colonies, une révision des politiques de marchés publics avec les entreprises israéliennes et la déclaration de plusieurs dirigeants du Hamas persona non grata en Belgique.
Prévot a insisté : « Il ne s’agit pas de punir le peuple israélien, mais bien de veiller à ce que son gouvernement respecte le droit international et humanitaire, et d’agir pour tenter de changer la situation sur le terrain. »
Pression internationale et fractures européennes
Cette décision intervient alors que la France et l’Arabie saoudite mènent une offensive diplomatique pour pousser d’autres pays à reconnaître la Palestine, à l’occasion du sommet de l’Assemblée générale de l’ONU prévu du 9 au 23 septembre à New York.
La France, le Royaume-Uni, l’Australie et le Canada avaient déjà promis ce geste, présenté comme un signal politique destiné à condamner l’expansion des colonies israéliennes et la poursuite de l’occupation militaire dans les territoires palestiniens.
Ces annonces ont immédiatement suscité l’ire d’Israël, tandis que Washington a fermement dénoncé ces prises de position.
Au sein de l’Union européenne, la ligne reste divisée. Lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Copenhague, certains États membres ont plaidé pour un renforcement de la pression économique contre Israël, quand d’autres s’y sont opposés.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a par ailleurs demandé aux États-Unis de revenir sur leur décision de refuser un visa au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et à plusieurs responsables palestiniens, qui souhaitent se rendre à New York.
« À la lumière des accords existants entre l’ONU et son pays hôte, nous demandons que cette décision soit réexaminée », a-t-elle déclaré.
Avec agences



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