Un nouveau rapport du Center for Research and Security Studies (CRSS), basé à Islamabad, révèle une flambée de la violence au Pakistan. Entre attaques terroristes et opérations de sécurité, le pays a enregistré près de 901 morts au troisième trimestre 2025, soit une augmentation spectaculaire de 46 % par rapport au trimestre précédent.
Une montée inquiétante des violences au Pakistan selon le CRSS
Le Pakistan connaît une recrudescence dramatique des violences. Selon le rapport publié jeudi par le Center for Research and Security Studies (CRSS), basé dans la capitale Islamabad, le pays a enregistré au troisième trimestre 2025 un total de 901 décès et 599 blessés à la suite de 329 incidents violents. Ces événements incluent aussi bien des attaques terroristes que des opérations de contre-terrorisme.
Le bilan humain est particulièrement lourd. Les victimes se répartissent entre civils, membres des forces de sécurité et militants armés. Depuis le début de l’année, le Pakistan a déjà recensé 2 414 morts, un chiffre presque équivalent aux 2 546 décès enregistrés sur toute l’année 2024. Avec un trimestre encore à venir, le pays semble donc sur le point de dépasser le triste record de l’année précédente.
Civils ciblés, forces de sécurité en première ligne : le détail des chiffres
Sur les 901 décès recensés au troisième trimestre, 57 % concernaient des militants. Mais le rapport souligne que 385 civils et membres des forces de sécurité ont également perdu la vie.
Comparé au deuxième trimestre, la tendance est à la hausse dans toutes les catégories :
- +55 % de pertes chez les militants,
- +43 % de victimes civiles,
- +28 % de morts parmi les forces de sécurité.
Malgré un nombre de décès plus élevé chez les insurgés, les civils demeurent la cible principale. En effet, 123 attaques dirigées contre eux ont fait 355 blessés. Les forces de sécurité, quant à elles, ont subi 106 attaques qui ont causé 209 blessés, tandis que les militants ont fait face à une centaine d’opérations, avec 35 blessés recensés.
Le CRSS note d’ailleurs que, bien que les opérations de sécurité soient trois fois moins nombreuses que les attaques militantes, elles provoquent quasiment autant de pertes humaines.
Les provinces du Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest) et du Balouchistan (sud-ouest) restent les zones les plus touchées. Elles concentrent à elles seules plus de 96 % des violences enregistrées au cours du trimestre. Khyber Pakhtunkhwa, particulièrement meurtrie, représente 71 % des décès, tandis que le Balouchistan en totalise 25 %.



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