350 tracteurs sont entrés dans Paris ce mardi 13 janvier, les agriculteurs comptent maintenir la pression sur les élus et le gouvernement, pour obtenir des garanties sur le Mercosur.
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L’essentiel
- La mobilisation des agriculteurs se poursuit ce mardi 13 janvier 2026 contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur et la stratégie gouvernementale contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Après avoir pris pour cible les ports maritimes, les agriculteurs ont fait leur retour à Paris.
- 350 tracteurs des la FNSEA sont entrés dans Paris ce matin Les agriculteurs mobilisés ont atteint l’Assemblée nationale et ont stationné leurs engins le long du quai d’Orsay jusqu’à l’Étoile, selon un agriculteur. Comme le rapporte Le Figaro, les manifestants ont « quitté leurs véhicules, fermé leurs tracteurs à clé et se dirigent vers les cafés ou, comme l’ironise un jeune agriculteur, pour prendre l’apéro ». Le média ajoute que « malgré l’arrêt des tracteurs, l’ambiance reste détendue et aucun incident n’est signalé pour le moment. »
- Alors que la FRSEA Grand bassin parisien appelle dans son communiqué à réclamer des « actes concrets et immédiats » pour défendre une souveraineté alimentaire « en danger », un rendez-vous « vers 6-7 heures » du matin a été fixé place de la Concorde, a fait savoir à l’AFP le secrétaire général de la FDSEA du Nord.
- Sur les routes, malgré une amélioration nette et la réouverture de plusieurs axes longtemps bloqués par les agriculteurs, certains points de blocage demeurent, selon les informations recueillies par Radio Vinci Autoroutes. Le barrage sur l’A64 près de Toulouse est en cours de démantèlement par les forces de l’ordre, ce matin.
En direct
09:45 – De nouvelles annonces ?
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon a été interrogée sur TF1 ce mardi matin. Elle a précisé qu’il s’agissait bien d’une manifestation « déclarée ». De nouvelles annonces restent possibles puisque « le dialogue et les échanges continuent. La question du Mercosur se pose, mais aussi beaucoup d’autres : la transmission, les revenus, l’eau… ». Une liste qui pourrait s’allonger. « Je veux simplement rappeler ce matin qu’on ne s’est pas réveillé la semaine dernière. L’ensemble des engagements pris par Gabriel Attal début 2024 ont été suivis et tenus par Annie Genevard », a-t-elle tenu à déclarer.
09:40 – Un début de manifestation dans le calme
« Notre fin votre faim », « Stop aux normes », « Macron assassin de l’agriculture française », « Pas de pays sans paysan », voici ce qu’on peut lire sur les slogans des agriculteurs à Paris. L’ambiance reste calme, mais un peu bruyante avec les klaxons tunés. Les agriculteurs prennent le café dans une caravane qui sert de cafétéria et une table est remplie de galettes. Seul un pétard et un tir de mortier ont été recensés pour le moment. La manifestation pourrait durer : « On est là tant qu’on n’a pas été entendu. On a le duvet dans le tracteur et la baraque à frites, on peut tenir longtemps », a prévenu un agriculteur du Val-d’Oise auprès du Parisien.
09:22 – Les quais de Seine remplis d’agrilcuteurs
Devant l’Assemblée nationale, les quais de Seine sont envahis par les agriculteurs et leurs tracteurs. Certains souhaitent rencontrer des députés. Selon Le Parisien, 353 tracteurs en rang stationnent aux abords de l’Assemblée nationale et des Invalides. Le convoi va du 85 Quai d’Orsay jusqu’à l’Assemblée.
09:03 – Le parcours à Paris des agriculteurs détaillé ce mardi 13 janvier
Selon le communiqué de presse de la préfecture de police de Paris, l’itinéraire proposé par les organisateurs a été validé. « Les agriculteurs réciproquement, se sont engagés à se conformer aux consignes de sécurité qui leur seront données », peut-on lire. Ce matin, le cortège a quitté la Porte Dauphine avant de remonter l’Avenue Foch puis l’Avenue des Champs-Élysées. Les tracteurs ont pris l’Avenue George V et le Pont de l’Alma avant de rejoindre le lieu du rassemblement sur le Quai d’Orsay, Is sont autorisés à stationner et manifester « entre le Pont Alexandre III et la Rue Aristide Briand, jusqu’aux environs de 18h ».
08:57 – La circulation fermée dans le secteur Invalides, Concorde
Les ponts de l’Alma, des Invalides, Alexandre III et de la Concorde sont fermés à la circulation, comme le rapporte Le Figaro. Rive gauche, la circulation est très difficile du pont de l’Alma à celui de la Concorde rive Gauche. Toutes les traversées de la Seine sont interdites aux véhicules, ajoute le média.
12/01/26 – 23:39 – De nouvelles manifestations attendues ce mardi matin à Paris
La colère des agriculteurs est toujours palpable et plusieurs centaines de tracteurs sont attendus mardi matin dans la capitale. Aux commandes : la FRSEA Grand bassin parisien. Dans son communiqué, elle entend réclamer des « actes concrets et immédiats » visant à défendre une souveraineté alimentaire « en danger ». Le rendez-vous est fixé « vers 6-7 heures » du matin, place de la Concorde, soit en plein cœur de Paris, a fait savoir à l’AFP le secrétaire général de la FDSEA du Nord, dont Sud-Ouest se fait l’écho. « Environ 250 tracteurs » en provenance des Hauts-de-France sont attendus.
En savoir plus
Depuis la première dizaine de décembre, les agriculteurs se mobilisent face à la crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuses (DNC) et protestent contre une mesure radicale : l’abattage de leurs troupeaux dès l’identification d’une vache malade. Cette maladie virale n’est pas contagieuse pour l’homme, mais se transmet entre bovins ou par la piqûre d’insectes. Elle a été détectée pour la première fois en France en juin 2025 dans les départements savoyards.
Les autorités et les scientifiques considèrent l’abattage comme la seule solution efficace pour empêcher la diffusion de la DNC « dans l’ensemble du cheptel français ». Dans les faits, la réglementation impose l’abattage de tout troupeau touché et l’instauration de zones réglementées dans un rayon de 50 km autour du foyer, avec des déplacements de bovins interdits ou strictement limités, une mesure jugée inappropriée par les agriculteurs du secteur.
Les éleveurs, eux, réclament « de suspendre l’abattage systématique des troupeaux, le temps que notre protocole soit vu et mis en application, mais tout ça pour nous dire ‘non, ce sera comme ça’. Donc puisque ce sera comme ça, on va continuer à se mobiliser sur le terrain, encore plus fort que ces derniers jours », prévient Lionel Candelon, président de la CR et de la chambre d’agriculture du Gers. Dans le même temps, les éleveurs pestent également contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur.
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