Le syndicat Alliance appelle, samedi 31 janvier, à des rassemblements dans une vingtaine de villes. Il dénonce la dégradation des conditions de travail dans la police nationale.
Des manifestations sont organisées, samedi 31 janvier, dans une vingtaine de villes, dont Paris, à l’appel du syndicat Alliance, qui tente d’alerter sur la situation d' »une police nationale en danger », faute de « moyens corrects », rapporte Le Parisien. Cette mobilisation, présentée comme « citoyenne », vise à sensibiliser l’opinion à ce que le syndicat décrit comme une dégradation rapide des conditions d’exercice.
Le secrétaire général d’Alliance, Fabien Vanhemelryck, affirme que la police « ne peut plus faire son métier dans des conditions normales » et redoute que les forces de l’ordre se retrouvent « dépassées par les événements ». Il assure que l’objectif est d’obtenir un soutien du public, estimant que le gouvernement « a l’air d’avoir conscience de la situation mais rien ne bouge ».
Des conditions de travail « plus que déplorables »
Sur le terrain, les représentants syndicaux dénoncent « des conditions de travail plus que déplorables, des locaux insalubres » pour « faire face à une insécurité grandissante ».
Dans les Hauts-de-Seine, par exemple, Alliance évoque une baisse de 200 postes depuis 2020, qui aurait mis les commissariats « à l’os ». Dossiers accumulés, procédures toujours plus lourdes, locaux décrits comme insalubres : pour Yannick Le Bihan, responsable syndical départemental, la machine policière tourne au ralenti alors que l’insécurité progresse. « On est à l’os sur tous les commissariats du département. Les conditions de travail sont catastrophiques, les agents croulent sous les dossiers et alors qu’on nous promettait une simplification de la procédure pénale, eh bien c’est le contraire. Il n’y a rien qui fonctionne en fait », résume-t-il.
Le budget de la police nationale rehaussé de 100 millions d’euros
Alliance attend une mobilisation importante dans plusieurs grandes villes, notamment Lille, Nantes, Marseille, Nice, Bordeaux ou encore Orléans. À Paris, un cortège partira de la place de la Bastille à 11 heures pour rejoindre la place de la Nation. Le syndicat a invité le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, mais celui-ci a décliné, invoquant la nécessaire neutralité liée aux élections professionnelles en cours. « Je suis ministre de l’Intérieur, il y a des élections syndicales, je suis astreint à une neutralité et donc évidemment je ne participerai pas à cette manifestation à titre personnel, je n’y serai pas même si évidemment le mouvement des policiers a tout mon soutien et toute ma compréhension », a indiqué le ministre sur France Inter.
S’il n’y participe pas, Laurent Nuñez assure néanmoins « comprendre » la mobilisation. Il rappelle que depuis 2017, 12 500 emplois ont été créés dans les forces de sécurité intérieure, que les crédits immobiliers ont doublé et que 19 000 véhicules ont été acquis. « On a encore un budget de la police nationale qui va augmenter de 100 millions d’euros, on crée encore 1 000 emplois dans la police dont 700 pour la filière judiciaire, qui est en souffrance », a-t-il assuré.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE SOURCE SUR www.linternaute.com



GIPHY App Key not set. Please check settings