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Remaniement : les ministres sortants et leurs possibles remplaçants… Ce qui est envisagé pour le gouvernement

Remaniement : les ministres sortants et leurs possibles remplaçants… Ce qui est envisagé pour le gouvernement

Le remaniement ministériel interviendra avant le dimanche 22 février 2026, plutôt en fin de semaine. L’ossature du nouvel exécutif se précise avec certains départs déjà assurés et plusieurs noms de remplaçants avancés.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé procéder à un « ajustement gouvernemental » d’ici au dimanche 22 février. Il lui reste donc quelques jours pour passer à l’acter, mais le locataire de Matignon a déjà évoqué le sujet avec Emmanuel Macron lors d’un déjeune le mercredi 11 février. Les deux hommes ont évoqué les profils à remplacer – certains posant encore question – et les noms de leurs successeurs, mais les modifications sont plus nombreuses que ce que Sébastien Lecornu le laissait croire. Selon les informations du journal Le Parisien, Sébastien Lecornu devrait effectivement aller au bout du délai qu’il s’est fixé : il ne devrait pas ajuster le nouveau casting « avant la fin de la semaine », peut-on lire dans les colonnes du quotidien ce lundi 16 février.

Le Premier ministre et le chef de l’Etat savent ce remaniement stratégique, car certainement le dernier mouvement gouvernemental avant l’élection présidentielle de 2027. L’objectif de Sébastien Lecornu est donc de former une équipe solide, capable de tenir jusqu’à l’échéance tout en portant des projets de loi ambitieux après la séquence budgétaire. Il compte donc se séparer des ministres n’ayant pas fait leurs preuves, mais doit aussi remplacer des poids lourds du gouvernement… « Il faut des femmes et des hommes qui travaillent aux urgences des Français et qui ne se concentrent pas uniquement sur la présidentielle », a affirmé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon au micro de BFMTV.

Quels ministres risquent de quitter le gouvernement Lecornu et pourquoi ?

► Les ministres candidats aux élections municipales

Trois ministres se sont lancés dans la course aux mairies : Rachida Dati (Culture) à Paris, Marina Ferrari (Sports) à Aix-les-Bains en Savoie et Michel Fournier (Ruralité) à Voivres dans les Vosges. Pour l’heure seule la ministre de la Culture est sûre de parti lors du remaniement, elle a elle-même affirmé quitter le gouvernement avant le début officiel de la campagne électoral à Paris. L’hypothèse d’un départ des deux autres ministres est privilégiée par souci de cohérence, d’autant que Marina Ferrari risque de perdre au scrutin local. Mais des doutes subsistent, car le Premier ministre pourrait être tenté de reconduire la ministre des Sports pour poursuivre le travail sur les JO 2030. Reste que Marina Ferrari n’est en poste que depuis quelques mois et devra quoi qu’il arrive quitter son poste après la présidentielle de 2027.

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La ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, est aussi promise à un départ. Elle a confirmé sa démission du gouvernement au micro d’ICI Nord le 10 février. Un départ également précipité par les municipales, même si la ministre n’est pas candidate. C’est son suppléant à l’Assemblée nationale qui s’est engagé dans le scrutin local. La ministre a donc décidé de quitter son ministère pour retrouver son siège de députée et éviter de faire perdre une voix au parti Horizons en provoquant des élections législatives.

► Les ministres qui ont déçu ou agacé

D’autres ministres sont susceptibles d’être remplacés : ceux qui n’ont pas convaincu le Premier ministre. Le poste de Marie-Pierre Vedrenne, au ministère délégué à l’Intérieur, semble en péril depuis la sortie de la ministre sur la naturalisation française du couple Clooney et son recadrage en direct par Laurent Nuñez. La ministre déléguée à la Transition écologique, Monique Barbut, n’a pas spécialement déçu, mais elle a été très discrète et peut-être trop au sein du gouvernement. Celle-ci pourrait quitter l’exécutif selon les informations de BFMTV, payant ses rares interventions dans les médias comme devant le Parlement.

Les noms de Catherine Vautrin, ministre des Armées, et de Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, ont un temp été évoqués, mais ne semblent plus sur la sellette. Les deux politiques ont pu agacer le Premier ministre qui garde un œil attentif sur ces deux maroquins qu’il a lui-même gérés avant d’arriver à Matignon.

► Les ministres avec des ambitions présidentielles

Les derniers ministres à être en danger sont ceux à avoir des vues sur l’élection présidentielle de 2027. Le Premier ministre souhaite que ses ministres « soient désengagés de 2027 et qu’ils soient d’accord pour faire des choses utiles pour le pays », a confié un conseiller de l’exécutif à Franceinfo. Ce remaniement pourrait donc être l’occasion de se séparer des ministres aux ambitions présidentielles plus ou moins affirmées. Sont concernés Gérald Darmanin (Justice) et Aurore Bergé (Egalité femmes-hommes). Si le départ du garde des Sceaux paraît possible, son maintien semble également possible en raison de son amitié avec le Premier ministre et des grands projets de loi en préparation rapporte Challenges.

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► La ministre Amélie de Montchalin nommée à un autre poste

Le départ de la ministre des Comptes publics est un cas à part. Amélie de Montchalin était promise à un maintien au gouvernement, voire à une promotion, après être sortie victorieuse de la séquence budgétaire, mais elle a été nommée présidente de la Cour des comptes par le président de la République lui-même et doit prendre ses fonctions le lundi 23 février. Elle laisse donc sa place à un nouveau ministre des Comptes publics, le cumul des deux mandats entrainant un conflit d’intérêts évident. Déjà que la nomination de la ministre suscite de vives critiques : l’opposition dénonce le fait qu’Amélie de Montchalin sera amenée à contrôler des finances et un budget qu’elle aura contribué à façonner et sera donc « juge et partie ».

Et qui pourrait les remplacer ?

Le départ de Rachida Dati du gouvernement est acté, et le nom de sa remplaçante semble déjà arrêté : il s’agirait de Catherine Pégard, conseillère culture du chef de l’Etat depuis septembre. « C’est arbitré par le président, donc quasi-fait », abonde une source de l’exécutif au Parisien. Mais le nom de la septuagénaire qui a été journaliste et présidente du château de Versailles pendant 12 ans a déjà circulé lors de précédents changements de gouvernement, sans jamais être retenu.

Des noms ont également circulé pour seconder Laurent Nuñez à Beauvau à la place de Marie-Pierre Vedrenne : l’actuel ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre et l’ancienne secrétaire d’Etat Sabrina Agresti-Roubache avaient déjà été envisagés à ce poste à l’automne dernier.

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Quant au remplacement inopiné d’Amélie de Montchalin, il pourrait être assuré par le député LR Philippe Juvin. Celui qui a été rapporteur général du budget 2026 est un fin connaisseur des dossiers financiers et serait interessé par le poste. « Il connaît le sujet et en rêve depuis toujours » confirme sans enthousiasme un communicant du gouvernement au Parisien. À moins qu’un autre nom ne s’impose : celui du ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État au sein du gouvernement actuel, David Amiel. L’élu du 15e arrondissement de Paris et macroniste historique a été reçu par Sébastien Lecornu en début de semaine dernière, rapporte La Tribune Dimanche. De plus, « le chef de l’Etat a exigé il y a quelques jours que David Amiel, élu du 15e arrondissement de Paris, ne figure plus sur la liste de Pierre-Yves Bournazel » pour la mairie de Paris, un signe.

Le dernier remplacement avancé par certaines rumeurs est celui de Catherine Vautrin par Alice Rufo, la ministre déléguée de Sébastien Lecornu. Le Premier ministre a une préférence certaine pour la seconde, mais il n’est pas dit que le ministère des Armées change de main, pas plus que celui des Outre-mer où la stabilité est le maître mot.

Le Premier ministre envisage de procéder à un remaniement ministériel et de former le gouvernement Lecornu III avant les élections municipales selon les informations de Franceinfo et du Parisien. Il a tout le mois de février pour annoncer les changements de casting, mais une fenêtre de tir semble se préciser à la mi-février selon certaines indiscrétions. Concernant le renouvellement des ministres, il est question « d’ajustements » selon les bruits de couloir entendus à Matignon. Sébastien Lecornu réfléchirait cependant à se séparer de plusieurs membres du gouvernement : ceux en campagne pour les municipales 2026, ceux ayant des ambitions personnelles pour 2027 et ceux qui ne l’ont pas convaincu depuis leur nomination en octobre 2025.

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