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Résultat de Benoît Payan à la municipale 2026 à Marseille : le maire sortant en tête au 1er tour ?

Résultat de Benoît Payan à la municipale 2026 à Marseille : le maire sortant en tête au 1er tour ?

Benoît Payan, maire sortant et candidat de l’union de la gauche à l’élection municipale 2026 à Marseille, brigue un second mandat à l’Hôtel de Ville. Il livre une bataille serrée avec le candidat de l’extrême droite.

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La gauche va-t-elle remporter un nouveau mandat à la mairie de Marseille ? C’est en tout cas l’objectif du maire sortant Benoît Payan, choisi pour être la tête de liste du Printemps marseillais, à l’élection municipale des dimanches 15 et 22 mars 2026. Comme lors du précédent scrutin municipal, cette alliance de gauche réunit le PS, les Écologistes et le PCF.

Benoît Payan aura tout de même un concurrent de gauche : Sébastien Delogu en lice pour LFI. Mais plus que la gauche, c’est la candidate LR Martine Vassal, et surtout celui du RN Franck Allisio que le maire sortant doit affronter. La droite espère récupérer l’Hôtel de Ville qu’elle a occupé pendant trente ans avant de la perdre au dernier scrutin municipal. Quant à l’extrême droite qui a fait son trou dans la citée phocéenne espère s’imposer dans la deuxième ville de France.

Les résultats de Benoît Payan dans les sondages des municipales de 2026

Benoît Payan s’est imposé comme l’un des favoris de l’élection municipale à Marseille dans les sondages publiés jusqu’au vendredi 13 mars, mais il n’a pas été le seul. Il a partagé la tête des intentions de vote avec Franck Allisio, le candidat du RN. Les sondages ont eu du mal à départager les deux candidats, mais les tendances ont légèrement penché en faveur de l’union de la gauche en fin de campagne. Lorsque les deux hommes n’étaient pas donnés à égalité dans les intentions de vote, Benoît Payan se démarquait de peu.

Concernant le second tour de l’élection municipale à Marseille, les sondages sont allés dans le sens du candidat de la gauche qui a été crédité d’une petite avance sur son rival en cas de quadrangulaire et d’un avantage plus confortable dans une triangulaire face à Franck Allisio et Martine Vassal. Dans l’hypothèse d’un duel, c’est le camp du Printemps marseillais qui apparaissait en meilleure posture. Ces rapports de force peuvent cependant changer au gré des alliances conclues et des possibles maintiens de candidats à l’issue de premier tour de la municipale.

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Le bilan de Payan assombri par des soupçons de favoritisme

Benoît Payan a vanté son bilan à la mairie de Marseille durant sa campagne pour les élections municipales. Les sujets du logement, de la propreté et de l’éducation sont souvent revenus sur le tapis, de même que la question de la sécurité. Il s’est targué d’avoir mis en place beaucoup de choses, dont la transparence dans l’attribution des places en crèche, dans l’attribution des marchés publics, ou la question des recrutements et des arrêtés de périls. Mais il reconnaît qu’il faut poursuivre dans ce sens et « mettre en place l’encadrement des loyers et le permis de louer plus strict avec un contrôle tous les trois ans sur l’état des logements ». 

Le bilan du maire sortant a toutefois été assombri par l’ouverture d’une enquête du parquet de Marseille pour « favoritisme » dans l’attribution d’un marché public par la Société publique des écoles de Marseille (Spem) en 2025, laquelle est présidée par Benoît Payan. Le maire, qui pourrait être éclaboussé dans cette affaire, a assuré ne pas être directement mêlé à cette affaire. Mais ses adversaires ont questionné son maintien dans la course, sachant que Benoît Payan avait lui-même demandé d' »exclure de sa liste tous les colistiers faisant l’objet d’une enquête ».

Il a tenté de se rattraper sur d’autres sujets en attaquant ses rivaux, notamment sur le sujet de la propreté. L’édile et Martine Vassal, présidente de la Métropole, se sont sans cesse renvoyé la balle accusant l’autre d’être à l’origine des difficultés dans l’entretien de la ville. Il propose de « reprendre la main sur la propreté » pour assurer le service. Il mise par ailleurs sur les écoles en promettant d’améliorer le temps périscolaire et les cantines et des écoles rénovées. Il aborde aussi la sécurité, mais moins que ses adversaires, en proposant notamment de doubler les effectifs de police et en misant sur la lutte contre le narcotrafic.

Dernières mises à jour

16:27 – Des soupçons de favoritisme qui perturbent la campagne de Benoît Payan

À quelques semaines du scrutin, une affaire judiciaire est venue ébranler la campagne du maire sortant Benoît Payan à Marseille. Le journal en ligne Blast a révélé que l’ex-préfet des Bouches-du-Rhône, Georges-François Leclerc, avait adressé un signalement au procureur de la République de Marseille, dénonçant de potentielles « infractions à la loi pénale et notamment de délits de favoritisme » au sein de la Société publique des écoles marseillaises (SPEM), présidée par Benoît Payan. L’alerte porte sur le rachat de préfabriqués sans appel d’offres pour plus d’un million d’euros, dans le cadre de la rénovation de l’école Saint-André La Castellane. Le parquet a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire. Ses adversaires se sont immédiatement engouffrés dans la brèche : le député RN Franck Allisio y voit le « retour d’un système corrompu à Marseille », tandis que Sébastien Delogu (LFI) demande au maire de « s’expliquer » sur des « faits graves ».

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16:01 – Benoît Payan, engagé contre le narcotrafic avec son colistier Amine Kessaci

La campagne de Benoît Payan pour la municipale à Marseille a été marquée par la présence d’Amine Kessaci sur la liste du Printemps marseillais, en troisième position. Le soutien du militant écologiste et anti-narcotrafic au maire sortant est un message fort, il démontre aussi l’engagement du Benoît Payan concernant la lutte contre le narcotrafic. Amine Kessaci est une figure de ce mouvement, lui qui perdu deux frères à cause du trafic : son frère Brahim a été retrouvé mort calciné dans une voiture en 2020 et son autre frère Mehdi a été victime d’un probable assassinat « d’intimidation » lié au militantisme d’Amine Kessaci, en novembre 2025. « J’ai la garantie de savoir que le maire va porter mon combat, qu’à ses côtés, je pourrai porter la lutte et faire finalement de Marseille la vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic », a déclaré la colistier après l’annonce de sa présence sur la liste. La campagne d’Amine Kessaci a été mouvementée avec notamment une évacuation en urgence lors d’un meeting après des soupçons sur un projet d’assassinat.

15:25 – Benoît Payan prévient que Marseille « peut tomber dans les mains du RN »

Durant sa campagne pour la municipale à Marseille, Benoît Payan a mis en garde contre la menace du RN, qu’il considère comme un danger pour l’identité de la ville. « C’est la première fois dans l’histoire qu’on joue l’avenir de la ville parce qu’elle peut tomber dans les mains du RN. Notre âme est l’inverse de ce que porte le RN. Nous ne sommes pas un village gaulois, nous descendons tous de gens qui viennent d’ailleurs », a-t-il déclaré sur Maritima. Il a plus largement pointé l’influence et la montée de l’extrême droite : « On a un vrai sujet quand la droite républicaine surfe sur les peurs et reprend les mots de l’extrême droite », a-t-il déclaré en référence à la sortie de Martine Vassal qui, pendant le débat télévisé sur BFMTV, a repris le slogan pétainiste prône les valeurs « travail, famille, patrie ».

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15:20 – La bataille des chiffres sur la sécurité, enjeu des municipales pour Allisio

Lors d’un débat sur France Inter le 10 février 2026, la question sécuritaire a rapidement tourné à l’affrontement entre Franck Allisio et Benoît Payan. Le maire sortant de Marseille a défendu son bilan assurant qu’en « un mandat, on passe à 800 policiers municipaux » et de « 1 500 à 2 000 » caméras. Des chiffres que contestent Franck Allisio : « À son arrivée à la mairie, il y avait 450 policiers municipaux. Il y en a aujourd’hui 700, pas 800 », a-t-il pointé. Une réponse qui a provoqué l’irritation du maire sortant, lequel appelle son adversaire à « ne pas inventer des chiffres ». Sur la vidéosurveillance, Franck Allisio maintient que Benoît Payan « n’a quasiment rien fait » et rappelle « qu’il y a eu la moitié de son mandat où il y a eu un moratoire et zéro caméra de surveillance installée ». Payan rétorque laconiquement : « Vous ne me ferez pas dire ce qui n’existe pas ».

14:35 – Une alliance de la gauche impossible à Marseille ? Les visions inconciliables de Payan et LFI

Le RN est dans une bonne position pour l’élection municipale à Marseille, mais il doit encore battre l’union de la gauche du maire sortant pour enregistrer un bon résultat. Un scénario possible si la gauche reste divisée entre la liste de Benoît Payan et celle de LFI portée par Sébastien Delogu au second tour. Les deux camps concernés plaident pour un rassemblement, mais l’affaire est loin d’être conclue. Au contraire, Benoît Payan s’oppose à une fusion des listes et appelle Sébastien Delogu à se retirer purement et simplement dans les colonnes de Libération : “Il faut toujours préférer la défaite au déshonneur”. Problème, LFI exclut formellement de se retirer et compte proposer une « fusion technique » des listes pour intégrer des candidats LFI sur la liste de l’union de la gauche.

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