Au 24ème jour de guerre en Iran, les déclarations de Donald Trump sur des pourparlers avec Téhéran, démenties par le régime iranien, et sa volte-face sur des attaques promises lundi soir en l’absence de réouverture du détroit d’Ormuz interrogent sur la stratégie des Etats-Unis.
17:27 – La Croix-Rouge craint que la guerre atteigne « un point de non-retour »
« Ce que nous avons vu ces derniers jours au Moyen-Orient risque d’atteindre un point de non-retour (…) le plus alarmant est le risque de dommages aux installations nucléaires », potentiellement « irréversibles », a déclaré ce lundi par voie de communiqué la présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Mirjana Spoljaric.
17:17 – « Aucune négociation n’a eu lieu avec les Etats-Unis », dit l’Iran
« Aucune négociation n’a eu lieu avec les Etats-Unis », a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, selon l’agence de presse iranienne Tasnim. « Les fausses nouvelles servent à manipuler les marchés financiers et pétroliers et à fuir le bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont piégés », ajoute-t-il. Une version aux antipodes de celle de Donald Trump, affirmant avoir eu des « discussions très fructueuses et constructives » avec l’Iran pour « un règlement complet et définitif » de la guerre.
17:13 – Le directeur de l’AIE met en garde contre une « crise de l’énergie » qui menace l’économie mondiale
La guerre en Iran a déjà des conséquences sur le prix de pétrole depuis plusieurs semaines, mais alors que les menaces sur la fermeture du détroit d’Ormuz et sur des attaques visant les sites énergétiques fusent, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Faith Birol, prévient qu' »aucun pays ne sera immunisé contre les effets » de la crise de l’énergie « si elle continue dans cette voie ». Il insiste en évoquant une « menace majeure » pour l’économie mondiale. Selon le directeur de l’AIE, déjà 40 sites énergétiques ont été « gravement endommagés » au Moyen-Orient.
16:44 – Le gouvernement français demande aux raffineries d’augmenter leur production
Le gouvernement français demande aux raffineurs s’ils peuvent « augmenter rapidement » leur production. « Nous travaillons avec les acteurs économiques pour organiser la solidarité entre les filières et aider les entreprises les plus fragiles à passer ce cap, notamment en soutenant leur trésorerie », écrit le Premier ministre, Sébastien Lecornu sur X. Face à la hausse du prix de l’énergie « partout dans le monde » en raison des tentions autour du détroit d’Ormuz, « le gouvernement est mobilisé », assure-t-il. « Le gouvernement a demandé et permis à la raffinerie de Gravenchon d’augmenter rapidement ses capacités », explique-t-il.
16:00 – « Il y a un changement de régime » en Iran, assure Trump
Donald Trump assure qu’un « changement de régime » est en cours en Iran, en menaçant de « continuer à bombarder allègrement » si les négociations en cours n’aboutissent pas. « Il y a automatiquement un changement de régime » parce que « tous les représentants du régime ont été tués », a dit le président américain. « Nous négocions avec des gens que je trouve très raisonnables, très solides. (…) Ils sont très respectés et peut-être que l’un d’entre eux sera celui que nous cherchons », excluant le nouveau guide suprême des conversations actuelles.
15:50 – Macron appelle à un « moratoire » pour éviter les frappes « sur les infrastructures énergétiques et civiles »
Emmanuel Macron a renouvelé son appel à la désescalade concernant la guerre en Iran ce lundi matin. « Face au risque d’une escalade incontrôlée, il est plus que jamais essentiel que l’ensemble des belligérants s’accordent pour mettre en place un moratoire sur les infrastructures énergétiques et civiles et que l’Iran rétablisse la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré sur X. Et le chef de l’Etat d’ajouter : « L’heure est à la responsabilité et à la retenue, afin de créer les conditions d’une reprise du dialogue qui, seul, pourra garantir la paix et la sécurité de tous. Dans ce moment critique, le G7 et le Conseil de coopération des États arabes du Golfe doivent renforcer leur coordination. »
Je viens de m’entretenir avec le Prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane.
Je lui ai redit la solidarité de la France et notre engagement à contribuer à la défense aérienne du territoire saoudien, alors que le pays fait l’objet de frappes répétées et inacceptables…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 22, 2026
15:26 – Fermeture du détroit d’Ormuz, frappes et « mines navales ».. L’Iran multiplie les menaces
L’Iran a multiplié les menaces contre les Etats-Unis. Non seulement d’avoir répondu à l’ultimatum américain en menaçant de fermer complètement le détroit d’Ormuz et de frapper des infrastructures clefs, notamment une liste de site énergétiques au Moyen-Orient, l’Iran a menacé les Etats-Unis et Israël de poser des « mines navales » dans le Golfe si ses côtes ou ses îles étaient attaquées.
15:13 – L’Iran dément la tenue de pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis
L’Iran n’a pas cédé face à l’ultimatum de Donald Trump. Au contraire, il a répondu à la menace par la menace en promettant la fermeture complète du détroit d’Ormuz en cas d’attaque sur ses infrastructures énergétiques et ce jusqu’à la reconstruction des centrales endommagées. Après la volte-face de Donald Trump et ses déclarations sur des « discussions fructueuses » avec l’Iran, le ministère des Affaires étrangères iraniens dément fermement le tenue de pourparlers entre Téhéran et Washington ces derniers jours. Le chef de la diplomatie dénonce une stratégie américaine pour faire baisser le prix du pétrole et gagner du temps pour des opérations militaires rapporte un correspondant pour Axios et la chaîne israélienne Channel 12 sur X. Une analyse partagée par l’agence Mehr, citée par Reuters.
L’agence de presse iranienne Fars indique également qu’il n’y a « aucun contact direct ou indirect » entre l’Iran et les États-Unis, contrairement à ce qu’a annoncé Donald Trump. L’agence ajoute que le président américains a plutôt renoncé à cibler les centrales électriques iraniennes en raison de menaces de représailles de Téhéran.
14:58 – Trump fait volte-face à quelques heures de l’échéance de son ultimatum à l’Iran
Samedi soir, Donald Trump avait posé un ultimatum à l’Iran l’enjoignant à rouvrir le détroit maritime d’Ormuz par lequel sont acheminés environ 20% des hydrocarbures mondiaux d’ici lundi soir, faute de quoi il promettait de « frapper et anéantir » les centrales électriques iraniennes. Les frappes étaient attendues dans la nuit de lundi à mardi, mais le président américain est lui-même revenu sur l’échéance qu’il a fixé. A la mi-journée, le locataire de la Maison Blanche a déclaré et des « discussions très fructueuses et constructives en vue d’un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient ». Il a ajouté avoir « donné instruction au Département de la Guerre de reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours », « sous réserve du succès des réunions et discussions en cours ». Selon Donald Trump, les discussions en question portent sur une « cessation complète et totale des hostilités » en Iran.
Ce samedi 21 mars, la guerre en Iran entre dans son 22e jour de conflit entre Téhéran, d’un côté, et les Etats-Unis et Israël de l’autre. Après l’offensive israélo-américaine qui a entraîné la mort d’Ali Khamenei qui occupait la fonction de guide suprême de la République islamique d’Iran depuis les années 1980, le régime iranien a mené la riposte et a nommé l’un des fils de l’ancien guide suprême, Mojtaba Khamenei. L’Iran a mené des frappes contre des cibles américaines situées dans plusieurs pays du Moyen-Orient étendant la guerre à l’ensemble de la région.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE SOURCE SUR www.linternaute.com



GIPHY App Key not set. Please check settings