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Discours de Charles III devant le Congrès américain : trois thèmes et des sous-entendus

Discours de Charles III devant le Congrès américain : trois thèmes et des sous-entendus

Au deuxième jour de sa visite aux Etats-Unis, le roi Charles III va s’adresser au Congrès américain ce mardi 28 avril. Sa prise de parole devrait s’articuler autour de trois points dans un discours d’union et d’apaisement.

Charles III est aux Etats-Unis depuis ce lundi pour une visite d’Etat censée célébrer les liens entre les deux pays, 250 ans après l’indépendance au pays de l’Oncle Sam. Ce mardi 28 avril marque un temps fort dans le déplacement du monarque britannique : il va prononcer un discours pour promouvoir l’unité Etats-Unis/Royaume-Uni malgré les crispations diplomatiques autour de la guerre en Iran entre les deux parties. Au total, le roi et la reine Camilla passeront quatre jours outre-Atlantique.

La prise de parole de Charles III devrait débuter à 19 heures (heure de Paris) et durer une vingtaine de minutes. C’est seulement la seconde fois qu’un souverain britannique prend la parole sur la colline du Capitole à Washington, après un discours d’Elizabeth III en 1991. Selon un extrait du discours fourni par le service de presse du roi auprès de l’AFP, Charles III devrait évoquer trois thèmes principaux lors de cette prise de parole très attendue.

Le contenu du discours de Charles III

Il va d’abord évoquer les liens historiques qui unissent les deux pays, qui « ont toujours su trouver des moyens de se rassembler ». Il parlera d’une « relation » spéciale entre Washington et Londres, et devrait la qualifier d' »une des plus grandes alliances de l’histoire humaine ». Dans un second temps, il devrait rappeler que la défense des idéaux démocratiques est « essentielle pour la liberté et l’égalité  face aux défis internationaux et par la même occasion, faire part de sa solidarité après la tentative d’assassinat de Donald Trump, samedi 25 avril, lors du dîner de gala des correspondants de presse de la Maison-Blanche, indique RTL.

Enfin, le roi Charles III abordera des questions telles que l’OTAN, le Moyen-Orient et l’Ukraine, font savoir Reuters et Associated Press. Une source du palais de Buckingham précise qu’une grande partie du discours et du ton qui seront employés par le monarque de 77 ans proviennent de Charles III lui-même. Le roi reprendra brièvement la parole lors d’un dîner de gala en comité assez restreint dans une salle de réception de la Maison Blanche. Mercredi, le couple royal doit prendre le chemin de New York pour se rendre au mémorial du 11-Septembre avant de terminer son séjour par la visite d’un parc national, jeudi en Virginie.

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Un rôle de conciliateur entre Washington et Londres ?

Le discours du roi pourrait être l’occasion de glisser plusieurs sous-entendus face à la relation très tendue entretenue par Donald Trump et Keir Starmer, le Premier ministre du Royaume-Uni. En effet, le président américain ne ménage pas ses critiques envers le dirigeant britannique en raison des réserves de Londres concernant la guerre en Iran. Le dirigeant travailliste a notamment refusé l’utilisation de bases britanniques lors des premières frappes américaines.

Les bribes du discours que va prononcer Charles lll ce mardi 28 avril devant le Congrès américain vont dans le sens d’une pacification des relations entre les deux pays. Aussi difficile soit-elle, l’opération de Charles III pourrait consister à faire passer le message : tenter de se payer un Premier ministre britannique comme Donald Trump a déjà tenté de le faire, cela ne se fait pas et dans le même temps, éviter de froisser le président des Etats-Unis sur son sol lors de cette visite d’Etat historique.

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Le 16 mars dernier, lors d’une conférence de presse, Donald Trump avait critiqué la frilosité de Keir Starmer au sujet du conflit au Moyen-Orient. « Je lui ai dit : ‘Ce serait vraiment utile si vous pouviez envoyer quelques navires. Et si vous disposiez de dragueurs de mines – ce qui est le cas – cela serait très utile’. Et le Premier ministre, qui est un homme sympa, vraiment un mec sympa, dit : ‘Bon, j’aimerais en parler à mon équipe’. Je lui ai dit : ‘Vous n’avez pas à faire ça, vous êtes le Premier ministre !’ Donc c’est très décevant ». Deux semaines plus tôt, il avait déjà descendu le Premier ministre britannique : « Malheureusement, Keir n’est pas Winston Churchill ». Preuve de l’animosité du dirigeant américain envers son homologue européen.

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