Le ministère public du canton du Valais va ouvrir une nouvelle instruction pénale, quatre mois après l’incendie de Crans-Montana. La gestion des secours fait parler.
De nouvelles interrogations sur le drame survenu dans un bar de Crans-Montana, le 1er janvier 2026. Les secours sont désormais au cœur des soupçons, selon les informations de la Radio Télévision Suisse (RTS), quatre mois après l’incendie qui a fait 41 morts et une centaine de blessés. Le ministère public du canton du Valais a décidé d’ouvrir une nouvelle instruction pénale autour des instants qui ont suivi la catastrophe de Crans-Montana. Elle porte sur la gestion et la responsabilité des secours dans le bilan humain de cet incendie.
Dans l’enquête sur le drame de Crans-Montana, treize personnes, dont les époux Moretti, les propriétaires du bar « Le Constellation », sont notamment poursuivies pour « homicide par négligence », précise la RTS. Cette procédure principale n’est pas liée à celle qui vient d’être annoncée, les procureures ont en effet décidé de les séparer.
Dans un communiqué, l’Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) a fait part de sa surprise après cette décision du ministère public. « Les équipes engagées sur le terrain sont toujours composées de professionnels qualifiés spécifiquement formés à la gestion de situations d’urgence en contexte de victimes multiples », a-t-elle tenu à rappeler.
Pourquoi les secours sont-ils désormais pointés du doigt, quatre mois après l’incendie de Crans-Montana ?
L’ouverture d’une nouvelle instruction pénale est liée aux témoignages d’avocats de victimes de l’incendie de Crans-Montana. Selon la RTS, ils sont bien à l’origine de cette décision du ministère public. L’avocat suisse Philippe Nantermod représente un jeune de 16 ans. Il a adressé une lettre au ministère public au mois de mars où il critique la prise en charge de son client dans la nuit de l’incendie de Crans-Montana. La gravité des blessures « a été largement sous-évaluée », une meilleure prise en charge aurait permis d’éviter « des complications considérables », selon l’avocat. Ce dernier met en cause le mauvais positionnement d’un masque à oxygène sur le visage du jeune de 16 ans et l’arrivée jugée tardive d’une ambulance.
« Dans les heures suivant le drame, il manquait des civières, mais surtout des couvertures thermiques et des bouteilles d’oxygène », souligne de son côté Me Fabrizio Ventimiglia. L’avocat est en charge du dossier d’une Italienne de 16 ans, hospitalisée pendant un long moment après l’incendie de Crans-Montana. Selon lui, un retard dans la prise en charge de l’adolescente aurait ainsi « entraîné une aggravation des brûlures, ainsi que des problèmes respiratoires ». L’avocat a d’ailleurs tenu à saluer cette décision du ministère public d’ouvrir une enquête.
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