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Julien Pereira détenu par l’ICE aux Etats-Unis : le Français raconte son calvaire et décrit des infractions graves des USA

Julien Pereira détenu par l’ICE aux Etats-Unis : le Français raconte son calvaire et décrit des infractions graves des USA

Un Français enfermé pendant un mois par l’ICE, la police de l’immigration américaine, a livré un témoignage glaçant sur ses conditions de détention aux Etats-Unis. Il assure avoir dormi par terre et perdu sept kilos.

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Julien Pereira, 26 ans, a habité six ans aux Etats-Unis et a été détenu pendant un mois par l’ICE, la police de l’immigration américaine extrêmement critiquée ces dernières semaines après la mort de deux personnes dans le Minnesota. Titulaire d’un Bachelor puis d’un MBA outre-Atlantique, il décide en mars dernier de regagner la France. Première étape : un passage par le Canada faute de billet dans l’immédiat pour l’Hexagone, c’est précisément ici que sa vie va basculer.

« On m’a expliqué que mon employeur avait déconné au niveau des papiers et on m’a mis en détention trois jours en solitaire parce que les papiers n’étaient pas bons, mon employeur m’a menti », confie-t-il au micro de BFMTV. Il a ensuite été transféré vers l’ICE, où il a fait un mois de détention. « J’ai tenté d’expliquer ma situation. Je leur ai dit que ma demande de visa était en cours. Ils ont regardé leur base de données et m’ont dit qu’il n’y avait aucun visa en cours de création ni de demande. Et que j’étais donc illégal », raconte-t-il au HuffPost.

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« Leur but, c’est de vous casser moralement »

Avant son transfert, il confie n’avoir « pas pris de douche » et avoir bénéficié de « très peu de nourriture, je dormais par terre », explique-t-il auprès de la chaîne info. Ensuite, il est transféré en bus pénitentiaire vers un centre de détention fédéral à Batavia, près de Buffalo. « On m’a menotté comme un criminel. Je leur ai dit que je n’avais aucun casier judiciaire. Ils m’ont répondu que c’était la procédure », peut-on lire dans les colonnes du HuffPost. Il est ensuite placé dans un dortoir de 80 personnes, sans cellules individuelles.

Il décrit alors des conditions de détention terribles. « Leur but, c’est de vous casser moralement », dit-il. « On essaie de garder espoir mais quand j’ai parlé avec des détenus là depuis cinq ans, ça m’a mis un coup au moral », précise le Français. Selon ses mots, « les prisons sont gérées par des entreprises privées qui font de l’argent en vous gardant le plus longtemps possible (…) C’est une véritable usine à détenus. Une machine privée qui tourne à plein régime », poursuit-il. Nourriture périmée, odeurs infâmes… Il a perdu sept kilos en un mois. « Le lait sentait tellement mauvais. Mais on le consommait parce qu’on avait faim », raconte Julien au HuffPost.

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Après deux semaines, il est envoyé dans un centre de détention privé en Californie, à Otay Mesa, une « ville-prison » dit-il. « Sauf que les transferts annulent automatiquement les audiences judiciaires en cours, ce qui rallonge la détention », précise le média. « Il faut attendre, on passe devant des juges. Je devais passer au bout de 15 jours devant un juge pour sortir sous caution, mais j’ai été transféré dans une autre prison », confirme le jeune homme chez BFMTV. Après la deuxième audience, le juge propose de le remettre en liberté sous caution en échange d’un paiement de 5 000 dollars et du port d’un bracelet électronique. Il est alors libéré à la frontière mexicaine, au beau milieu de la nuit, sans un sou ni papiers d’identité.

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Ce n’est que le 15 avril 2025 que Julien Pereira est autorisé à quitter les Etats-Unis, avec un délai d’un mois pour en terminer avec sa vie américaine, notamment clôturer ses comptes bancaires et rendre ses biens. « J’adore les Américains. Ce pays m’a donné une chance. Mais le système est devenu inhumain. Et c’est aujourd’hui dirigé par des incompétents », estime-t-il.

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