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favori diminué contre outsider remonté

La finale du Championnat de France de basket opposera le tenant du titre Villeurbanne, plus grosse équipe hexagonale, à un néophyte à ce niveau, Dijon, samedi à Rouen, où la saison se termine sous la forme inhabituelle d’un Final Four.

Mais le duel ne sera pas forcément aussi déséquilibré qu’on pourrait le penser car l’Asvel est fortement diminuée par l’absence de ses internationaux, alors que les Dijonnais, qui ont la « chance » dans ce contexte de ne pas en avoir, flairent l’occasion unique de remporter leur premier titre après avoir terminé en tête de la saison régulière.

En demi-finale, l’Asvel a dominé Strasbourg, 83 à 67, en se passant de Thomas Heurtel, de Moustapha Fall, de Guerschon Yabusele et de William Howard, d’ores et déjà partis avec les Bleus pour préparer les Jeux de Tokyo, et aussi du vétéran Charles Kahudi, blessé.

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Auparavant, Dijon avait éliminé Monaco, au secteur intérieur amoindri par les absences de deux Olympiens, le Français Mathias Lessort et le Sénégalais Ibrahima Fall Faye, sur le score de 79 à 68.

Les Dijonnais ont fait la différence dès le premier quart-temps (+15) et ont résisté au retour (-3) de la Roca Team dans la dernière période grâce à leur meneur Axel Julien, toujours en feu (22 points).

– De la ressource à l’Asvel –

En soirée, les Villeurbannais ont aussi fait la course en tête du début à la fin. L’entraîneur TJ Parker, frère du président Tony Parker, dispose malgré tout de belles armes avec des joueurs comme Amine Noua (12 points) et le Belge Ismaël Bako (18 points) à l’intérieur ou Antoine Diot (16 points) et son expérience à la mène. En avance de 11 points à la pause, l’Asvel a maté un début de rébellion de la SIG dans le troisième quart (-4) et s’est envolé en fin de match en maîtrisant le MVP de la saison, l’Américain Bonzie Colson (13 points).

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Ce titre 2021 n’aura peut-être pas le prestige habituel car les traditionnels play-offs ont été tronqués et remplacés par un Final Four. Ce dernier a d’ailleurs failli ne pas avoir lieu puisque les joueurs ont menacé jusqu’à quelques jours du coup d’envoi de faire grève pour protester contre les cadences infernale imposées à la fin de cette saison fortement perturbée par l’épidémie de Covid.

Vu de Dijon, il n’en serait pas moins un aboutissement pour un club qui s’est invité dans la cour des grands, dans le sillage de l’entraîneur Laurent Legname et du meneur miniature américain David Holston (1,73 m), tous les deux au club depuis 2015, un rareté dans une ligue où les effectifs changent à un rythme effréné.

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Pour Villeurbanne, tenant du titre (attribué en 2019, la saison 2020 ayant été interrompue par la pandémie), un 20e trophée conclurait idéalement une saison charnière. Le club a en effet obtenu l’essentiel, son billet définitif pour l’Euroligue, après un parcours honorable (13 victoires en 34 journées) sur la scène continentale.

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