Dialogue Parlement-Gouvernement au Cameroun : Accord parfait pour l’éradication du bois local d’origine illégale dans la commande publique

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L’hémicycle du Palais de l’Assemblée nationale du Cameroun a servi de cadre les 03 et 04 juillet derniers au dialogue Parlement-Gouvernement sur la problématique de la satisfaction de la commande publique, du secteur privé et des ménages par le bois d’origine légale au Cameroun.

C’est la section Cameroun du Réseau des Parlementaires pour la Gestion durable des Ecosystèmes forestiers d’Afrique centrale (REPAR-Cameroun) qui a initié ce dialogue, avec l’appui de la GIZ-ProPFE. Le dialogue qui a réuni près de deux cents participants, les Partenaires au développement, les représentants des collectivités territoriales décentralisées, des autorités traditionnelles et des organisations de la Société civile et du Secteur privé a permis d’esquisser des pistes de solution pour endiguer la problématique susmentionnée. Pour le Coordonnateur national du REPAR, l’Honorable Jean Jaques Zam ce Dialogue est une initiative ambitieuse et nécessaire, visant à dégager des pistes de solutions en vue d’envisager des mesures juridiques, politiques et managériales, susceptibles d’éradiquer le bois illégal du marché national. Dans son exposé, le coordonnateur du CIFOR, le Dr Richard Eba’a Atyi a relevé que des études récentes menées par le Centre de recherches forestières (CIFOR) ont montré que le marché intérieur du bois consomme environ 800 000 m3  de bois en majorité d’origine illégale. Pour inverser la tendance, poursuivra-t-il, le gouvernement a mis sur pied le projet ESSOR dont les dispositions ont pour but d’amener les acteurs des marchés publics à utiliser le bois légal dans la commande publique. L’Honorable Théophile Baoro, vice-président de l’Assemblée nationale, a invité les parlementaires membres du REPAR à  « réaliser un plaidoyer auprès des opérateurs du secteur du bois afin d’aboutir à terme à l’utilisation exclusive du bois d’origine légale dans la commande publique au Cameroun ». En somme, des échanges riches qui ont débouchés sur plusieurs recommandations.

Les recommandations

  •  Réhabiliter le Centre de Promotion du Bois de Yaoundé en vue d’accroître ses performances dans la promotion des essences, la formation et l’encadrement des artisans dans les métiers bois ;
  • Parachever le processus de relecture de la Loi n° 94/01 du 20 janvier 1994 portant Régime des Forêts pour prévoir la facilitation de l’accès à la ressource bois à travers la simplification des Permis d’Exploitation des Bois d’œuvre et d’Agrément en qualité d’exploitant artisanal de bois ;
  • Réaliser le plaidoyer auprès de certaines administrations publiques et certaines structures privées, en vue de l’utilisation du bois légal dans la commande publique ;
  • Poursuivre la facilitation de l’identification et de la sécurisation des  sites physiques du  Marché intérieur du bois (MIB) dans les régions, en relation avec les autres parties prenantes (Communes, MINAT, MINDCAF…) ;
  • Promouvoir l’entreprenariat jeune à l’exploitation et aux métiers du bois, notamment par des incitations appropriées ;
  • Mettre sur pied un dispositif d’approvisionnement du bois pour faciliter l’accès à la ressource ;
  • Renforcer la collaboration entre les chefs traditionnels, les élus locaux, les populations locales et autochtones, et les autorités administratives dans la gestion des forêts ;
  • Fermer la porte des appels d’offres publics aux offres sans justification d’origine du bois ;
  • Mettre à la disposition des Collectivités territoriales décentralisées des professionnels de l’exploitation forestière ;
  • Mettre sur pied dans les Collectivités Territoriales Décentralisées des centres communaux de transformation du bois .

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