Déchets nucléaires: réoccupation d’un site lié au projet d’enfouissement dans la Meuse

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Des opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) ont réinvesti jeudi vers 14H00 le bois Lejuc, où doivent être réalisés des travaux en vue de l’installation du site de stockage et qui avait été évacué en février 2018, a-t-on appris de sources concordantes.

Dans un premier temps, « une dizaine d’individus habillés en noir, cagoulés, casqués, armés de projectiles, de cocktails Molotov et de billes d’acier ont (lancé) des projectiles sur les gendarmes » qui surveillent de façon permanente le site et qui n’ont pas répliqué, a indiqué à l’AFP le directeur de cabinet de la préfecture de la Meuse, Jean-Michel Radenac.

Ensuite, cette dizaine d’opposants a été rejointe par « entre 20 et 30 personnes », avant que le groupe ainsi formé ne pénètre « dans le bois Lejuc où ils ont mis en place quelques barricades qu’ils enflamment », a-t-il ajouté, précisant qu’il n’y avait aucun blessé.

« Des gaz lacrymo s’échappent de la forêt et des camions bâchés sont entrés par le sud de la forêt », indique le compte Twitter des opposants à Bure, @ZIRAdies.

« De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu, au sol comme dans les arbres, pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire », ont annoncé les opposants dans un communiqué.

« Les forces policières qui occupaient jusque-là ce lieu stratégique et protégeaient les intérêts de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires, NDLR) ont été contraintes de quitter les lieux », ont-ils précisé.

Le bois Lejuc, situé sur la commune de Mandres-en-Barrois, à quelques kilomètres de Bure, a été retenu par l’Andra pour y réaliser des forages exploratoires, dans le cadre du projet Cigéo.

Ce projet vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets les plus radioactifs ou à vie longue du parc nucléaire français.

Occupé depuis l’été 2016, le site avait été évacué par quelque 500 gendarmes, au petit matin, le 22 février 2018.

Dans leur communiqué, les antinucléaires ont lancé un appel à « converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois ».

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