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Cazeneuve veut concilier mutation écologique et croissance

L’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a présenté jeudi à Avignon sa vision de la transition écologique, qui doit selon lui aller de pair avec une « croissance sûre et sobre » et le « maintien » du nucléaire, à l’occasion des Journées parlementaires du PS dont il était l’invité vedette.

L’ancien ministre de l’Intérieur, dont beaucoup scrute les intentions pour 2022, a affirmé ne vouloir qu’apporter sa « contribution » aux débats des socialistes. Pendant plus de deux heures, il a discouru et échangé avec députés et sénateurs, à l’invitation de la présidente du groupe PS à l’Assemblée Valérie Rabault et de son homologue du Sénat Patrick Kanner.

Alors que de nombreux écologistes voient en lui un « productiviste », et qu’il se voit parfois reprocher la mort du militant écologiste de Rémi Fraisse, l’ancien ministre de l’Intérieur a consacré un long développement à la question environnementale.

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« Nous devons (…) être les acteurs politiques qui assument qu’il peut y avoir la grande mutation écologique et le maintien d’une grande ambition de redistribution et de solidarité, qu’il peut y avoir une grande transition écologique et la possibilité d’une croissance sobre et sûre, qu’il peut y avoir la mutation écologique et le maintien de la foi dans le progrès, la technique et la science », a déclaré M. Cazeneuve, dans une tentative de conciliation des logiciels social-démocrate et écologiste.

« Le réel, c’est que nous sommes confrontés à une urgence climatique à laquelle aucun gouvernement, aucun pays, aucune sensibilité n’échappera », a-t-il souligné, en défendant une transition écologique « socialement juste, démocratiquement acceptable, territorialement différencié ».

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Concrètement, l’ancien député de la Manche a défendu le « maintien » de l’industrie nucléaire pour parvenir à une économie décarbonnée, même si la part du nucléaire doit « baisser » dans le mix énergétique. « Nous devons continuer à accompagner les travaux de recherche » dans le domaine, et « nous devons reconnaître l’atout qu’elle constitue pour notre appareil industriel », a-t-il souligné.

« Lorsque l’Allemagne a décidé de sortir subitement du nucléaire », en 2011, « cela s’est traduit par une augmentation massive de la production de gaz à effet de serre », a-t-il affirmé. Une vision contestée, notamment par l’association Greenpeace qui évoque plutôt « une stagnation depuis la fin des années 2000 » des émissions de GES de l’Allemagne.

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