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Relaxe pour douze étudiants vendéens accusés d’injures homophobes

Le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon a relaxé lundi douze étudiants accusés d’injures homophobes mais les a condamnés pour entrave à la liberté de réunion après la dégradation d’un stand LGBT en mai durant la journée de lutte contre l’homophobie dans la capitale vendéenne.

« Homo-folie, ça suffit » avaient scandé ces étudiants de l’Institut catholique d’enseignement supérieur (ICES) sur la place Napoléon, où un village associatif avait été monté le 18 mai à l’occasion d’une « journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie ».

L’un d’eux a par ailleurs été reconnu coupable de violences, deux de vol et dégradation d’un drapeau LGBT et un autre de dissimulation du visage.

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Au total, cinq de ces jeunes ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis assortis d’heures de travail d’intérêt général (TIG) allant de 180 à 240 heures, et les sept autres ont été condamnés à 100 heures de TIG chacun.

« Cette décision est satisfaisante à certains égards et je pense très dure à d’autres égards », a considéré Benoit Fleury, avocat de huit étudiants.

« Les injures n’ont pas été retenues », ce qui est pour Me Fleury un « grand motif de satisfaction » mais « les peines sont extrêmement lourdes pour un délit d’entrave ». « Je pense qu’on interjettera appel », a-t-il déclaré.

« Sachant que le parquet était à initiative des poursuites, nous souhaitons qu’il puisse interjeter appel de la relaxe sur les faits d’injures à raison de l’orientation sexuelle », a déclaré Jean-Bernard Geoffroy, qui défend notamment le centre LGBT.

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Sophie Proquin-Salacroup, la présidente de ce centre dont le stand avait été ciblé, a regretté à l’issue de l’audience lundi qu' »il y ait des dommages et intérêts, mais nous on ne veut pas d’argent, on veut la reconnaissance que l’homophobie est un délit ».

Quatre associations ont été indemnisées à hauteur de 500 euros au titre du préjudice moral.

Les douze jeunes étaient étudiants en économie et gestion d’entreprise, mathématiques, histoire et droit à l’ICES, fondé par Philippe de Villiers en 1985. Trois ont été exclus de l’établissement, dont deux de manière définitive.

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