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Portraits de Macron décrochés à Paris: un rassemblement avant le début du procès

« Nous sommes tous décrocheurs de portraits »: plus de 200 personnes se sont rassemblées mercredi devant le TGI de Paris, avant le début de l’audience des militants qui ont décroché des portraits d’Emmanuel Macron à Paris, a constaté une journaliste de l’AFP.

Huit militants écologistes et un vidéaste, âgés de 23 à 36 ans, sont jugés mercredi après-midi devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour « vol en réunion » après avoir participé en février au décrochage de portraits d’Emmanuel Macron dans des mairies d’arrondissement de la capitale.

« Ce matin, il y a un mélange entre détermination, car motivée à expliquer pourquoi il faut rentrer en désobéissance civile sur les questions écologiques, et un peu d’appréhension car cela reste un procès », explique Cécile Marchand, 24 ans.

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Selon la militante, salariée dans l’association les Amis de la terre, « ce n’est pas notre procès mais le procès de l’inaction climatique de Macron, nous n’avons rien à faire ici ».

« Aujourd’hui, il faut s’engager dans la rue, ce n’est plus le temps de l’expertise et du plaidoyer », a déclaré Jean-François Julliard, directeur exécutif de Greenpeace France, entouré des neufs prévenus et devant des manifestants, tous munis d’une pancarte « Stop à l’inaction climatique ».

Cécile Duflot, directrice d’Oxfam France, souligne aussi que ce n’est « plus le temps d’alerter mais de passer aux actes pour marquer les esprits », tout en se demandant si « les juges vont comprendre ce que les dirigeants ne comprennent pas ? ».

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« C’est le gouvernement qui devrait être en procès, c’est grave ce qu’il se passe dans notre pays », a lancé, quant à elle, la députée la France insoumise, Mathilde Panot, accompagnée de ses collègues François Ruffin et Eric Coquerel.

Depuis le lancement de sa campagne de désobéissance civile « Décrochons Macron », le mouvement Action non-violente COP21 (ANV-COP21) revendique la « réquisition » de 128 portraits officiels du président, le dernier dans la mairie d’un petit village du Pays basque, Irissary (Pyrénées-Atlantiques), le 23 août, à la veille du G7 de Biarritz.

Par ailleurs, 57 personnes ont fait l’objet de poursuites en correctionnelle, principalement pour « vol en réunion », un délit pour lequel la peine maximale encourue est de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

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Le premier procès de « décrocheurs » s’était tenu fin mai à Bourg-en-Bresse. Un militant écologiste avait été condamné à une peine d’amende ferme de 250 euros et cinq autres à une amende avec sursis, le 12 juin.

Douze autres procès de « décrocheurs » sont prévus jusqu’à septembre 2020.

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