Edouard Philippe a assuré samedi à son arrivée en Guadeloupe que le gouvernement prenait « à bras le corps » le sujet des algues sargasses et a promis que « l’accompagnement » de l’Etat allait « se poursuivre dans la durée », sans toutefois s’avancer sur le financement.
Alors qu’un plan de 10 millions d’euros pour lutter contre les échouements de sargasses avait été lancé mi-2018, pour couvrir deux ans, le Premier ministre n’a pas précisé si l’enveloppe serait reconduite à son échéance.
Mais « l’accompagnement de l’Etat est très net (…) et il va se poursuivre dans la durée », a-t-il déclaré lors d’une visite à Anse-Bertrand (nord).
« La bonne façon de régler le sujet, ce n’est pas de multiplier les plans années après années », a également souligné M. Philippe.
« Il faut évidemment accompagner les pouvoirs locaux pour trouver des solutions immédiates mais c’est aussi se projeter dans l’avenir et trouver des solutions de long terme », a-t-il ajouté, plaidant pour traiter ce sujet « au niveau international ».
M. Philippe est d’ailleurs attendu samedi (16H30 locales, 22H30 dans l’Hexagone) en clôture de la 1ère conférence internationale sur les sargasses, qui a notamment permis de récompenser 12 projets de recherche pour améliorer la connaissance et la valorisation de ces algues brunes, qui une fois échouées rejettent des gaz toxiques et nauséabonds.
« Notre objectif est de prendre à bras le corps ce sujet », a insisté M. Philippe qui a constaté les dégâts causés par l’algue en visitant le restaurant « Chez Coco », niché au bout d’un lagon et actuellement fermé après avoir essuyé de multiples sinistres.
« Le ramassage mécanique des algues pose un gros problème, on a perdu 15 m de plage », a notamment fait valoir son propriétaire, Romeo Rambinaising, en montrant d’impressionnantes photos d’invasions de sargasses ces dernières années.
M. Rambinaising a souhaité que « le gouvernement poursuive les investissements, que les pertes des entreprises soient prises en compte, qu’on trouve un vrai système pour gérer les échouages ». « On ne peut pas se permettre de continuer dans cette situation », a-t-il martelé.
Le président de la région Guadeloupe Ary Chalus a de son côté confié qu’il pensait que le plan de 10 millions d’euros, abondé pour moitié par l’Etat, pour l’autre moitié par l’Union européenne et les collectivités, serait « reconduit ».
« C’est une demande que j’ai faite personnellement auprès du président de la République », a-t-il ajouté. « Et il est clair que nous n’allons pas nous arrêter ici, sinon c’est la mort de l’économie en Guadeloupe, en Martinique et des autres », a-t-il commenté.
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