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Mondial de rugby: Pollard, bon pied, bon oeil

Taux de réussite maximal (100%) face au but, dont la pénalité de la « gagne », et une inspiration décisive à la main: l’ouvreur Handré Pollard a porté l’Afrique du Sud en demi-finale de Coupe du monde, dimanche contre le pays de Galles (19-16), à Yokohama.

Il avait beau avoir converti toutes ses précédentes tentatives, il lui restait à passer la plus importante, à quatre minutes de la fin, alors que le score était de 16-16. Mission accomplie, pour envoyer les Springboks en finale, samedi prochain contre l’Angleterre.

Pollard a apprécié de se retrouver dans cette situation sous haute tension, dans ce rôle de buteur, chargé de convertir les avancées de ses avants.

« Bien sûr, il faut maîtriser ses nerfs. Mais c’est votre boulot, vous le connaissez, vous vous entraînez mentalement pour ça, tous les jours à buter pour ça. Un ouvreur et un buteur veulent se retrouver dans ce genre de situation, ressentir ce genre de pression », a-t-il déclaré après le match.

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Le joueur des Bulls, la province de Pretoria, a également été décisif sur le seul essai de son équipe (57e): servi par son demi de mêlée Faf de Klerk, il repique intérieur pour s’infiltrer dans la défense galloise et créer une avancée. Plusieurs temps de jeu plus loin, Damian De Allende finit derrière la ligne.

L’une des rares fois où Pollard (25 ans, 47 sél.), ouvreur complet, a attaqué la ligne, après avoir usé et abusé de coups de pied, conformément au plan de jeu que les Boks s’étaient fixé.

« Les Gallois donnent peu. Ils sont souvent à 13 ou à 14 sur la même ligne en défense. Quand vous tapez, vous savez que vous recevrez en retour un coup de pied », souligne-t-il.

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« Il fallait être patient: il y aurait des moments importants, d’autres moins. Nous nous sommes dit: +essayons juste de gagner la plupart de ces moments+ ».

– Septicémie –

Les « Boks » l’ont fait, pour atteindre la finale quatre ans après avoir échoué dans le dernier carré (défaite 20-18 contre la Nouvelle-Zélande).

Pollard portait déjà le N.10, après avoir été lancé dans le grand bain international à l’été 2014, à seulement 20 ans, une semaine seulement après avoir mené les moins de 20 ans en finale des championnats du monde, dont il fut sacré meilleur joueur.

Promis un séjour durable à l’ouverture des Boks, l’ancien pensionnaire du prestigieux Paarl Gimnasium, près du Cap — une des usines à champions du rugby sud-africain — a cependant vu son élan stoppé après la Coupe du monde 2015.

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Il se rompt en effet les ligaments croisés d’un genou début 2016. Il en profite alors pour se faire opérer d’une épaule, mais contracte à la suite de cette seconde opération une septicémie, une infection bactérienne.

Il ne retrouvera les terrains qu’un plus d’un an plus tard, avant de progressivement reléguer au second plan Elton Jantjies pour reprendre la place d’ouvreur titulaire des Springboks, qui peuvent lui dire merci.

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