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en France, pas de ruée sur l’apéro pendant le confinement

La fermeture des bars, cafés et restaurants pour freiner l’épidémie de coronavirus a porté un coup sévère à la consommation d’alcool en France, tout comme l’annulation de nombreux festivals. Un coup d’arrêt que les ventes en supermarchés n’ont pas compensé, à en croire une étude du cabinet Nielsen.

Si le confinement a entraîné « des achats jamais vus en grande distribution », les consommateurs constituant stocks de pâtes et de farine, il n’a pas entraîné de phénomène similaire sur le rayon alcools, en dépit de l’interdiction d’ouverture des débits de boisson, selon cette étude du cabinet Nielsen.

Habituellement, mars « est un mois moyen pour les ventes d’alcools hors-domicile, sauf pour bières et whiskies lors de la Saint-Patrick (le 17 mars) », souligne Mathieu André-Febrero, un des experts de Nielsen.

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Avec la fermeture nationale mise en place à compter du 15 mars, le mois a « été amputé de moitié, mais les volumes perdus (17 millions de litres de bières et 1,3 million de litres de spiritueux) n’ont pas été reportés mécaniquement sur les magasins », souligne l’étude.

Si lors des douze jours qui ont précédé la mise en place du confinement, les ventes d’alcool en supermarchés ont progressé de 12,4%, elles ont reculé de 16,1% (en valeur) lors des 12 jours qui ont suivi.

Le phénomène des « apéros virtuels », via des applications comme Zoom ou Skype, « s’avère marginal » en France, selon l’étude. Sur la période du 13 au 29 mars, alors que le total des produits de grande consommation a progressé de 26%, « largement en raison de la journée record du 16 mars », les alcools affichent un recul de 3,4% de leur chiffre d’affaires sur la même période.

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« Certaines boissons alcoolisées ont même subi des reculs spectaculaires, comme les champagnes (-52,5%) et autres vins effervescents (-28,8%), les liqueurs et les cidres ». A l’opposé, bières (+6,9%), vin rosé (+3,2%), anisés et rhums s’en sortent positivement, grâce à la météo particulièrement ensoleillée qui a accompagné les premières semaines de confinement », selon l’étude.

« On peut néanmoins imaginer que les Français ont jusqu’ici pioché dans leurs réserves (bars et caves) pour leur consommation de confinement », estime Nicolas Léger, directeur analytique chez Nielsen, pour qui les consommateurs, selon la durée du confinement, « pourraient être amenés à renouveler leur stock dans les prochaines semaines ».

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