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Hidalgo interpelle Castaner sur le nord-est parisien

Anne Hidalgo a demandé à Christophe Castaner de déployer davantage de policiers dans le nord-est de la capitale où la délinquance persisterait en dépit du confinement, selon une lettre dont l’AFP a eu connaissance vendredi.

« Le contrôle du confinement (…) ne doit pas peser de manière disproportionnée sur les policiers des commissariats de la capitale », écrit la maire de Paris (PS) à l’adresse du ministre de l’Intérieur.

« Il me semble nécessaire de déployer davantage d’autres moyens de police dans les rues de Paris », complète Mme Hidalgo dans cette lettre datée de mardi.

Pour répondre à ce besoin d’effectifs supplémentaires, l’élue socialiste propose notamment d’avoir recours aux réservistes de la Garde nationale pour épauler les forces de sécurité dans la lutte contre la délinquance.

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Selon Mme Hidalgo, les mesures de confinement n’ont pas signé la disparition de la délinquance et de l’insécurité à Paris, en particulier dans les arrondissements du nord-est.

Les attroupements générés par l’ouverture de commerces où l’alcool est en vente, les cambriolages et la persistance des trafics de stupéfiants sont les trois principaux motifs d’inquiétude soulevés par l’Hôtel de Ville, sur la base de remontées de terrain d’élus, de bailleurs sociaux et d’habitants, explique à l’AFP Colombe Brossel, adjointe en charge de la sécurité.

« Les chiffres de la délinquance sont fortement en baisse mais les comparaisons statistiques sont compliquées en raison de la situation atypique que nous vivons », observe Mme Brossel.

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Si l’élue salue les récentes fermetures de 10 commerces imposées par la préfecture de police, elle estime que le contrôle du respect du confinement ne peut se faire « au détriment de la sécurité du quotidien ».

« Le trafic de stupéfiants provoque la colère légitime des riverains qui ne comprennent pas que le confinement soit à l’oeuvre mais que l’on puisse vendre de la drogue dans la rue », expose l’adjointe à la maire.

Outre les quartiers traditionnellement touchés par le trafic de crack (porte de la Chapelle, Stalingrad), l’élue a répertorié une trentaine de sites, essentiellement dans le nord parisien, où perdure le trafic de cannabis.

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« Il existe une sorte de réinternalisation du trafic dans les caves, les parkings ou les cours intérieures et c’est une vraie source d’inquiétude car une fois qu’il est entré, il est dur de l’en déloger », redoute Mme Brossel.

Contacté par l’AFP, le ministère n’a pas réagi dans l’immédiat.

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