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la Guinée franchit la barre des 1.000 cas

La Guinée a franchi dimanche la barre symbolique des 1.000 contaminations par le nouveau coronavirus, où la maladie Covid-19 progresse rapidement malgré l’instauration d’un couvre-feu et l’obligation du port du masque, ont indiqué les autorités sanitaires.

« Nous avons enregistré pour la seule journée d’aujourd’hui (dimanche) 98 nouveaux cas, qui font au total 1.094 cas positifs et malheureusement 7 décès », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), l’organe officiel de gestion de l’épidémie, Sory Keïra.

L’information a été confirmée sur Twitter en fin de soirée par l’ANSS, qui précise que 225 personnes ont été déclarées guéries.

Pauvre malgré d’importantes ressources naturelles, la Guinée fait partie de ces pays où l’état du système sanitaire suscite l’inquiétude face à la pandémie.

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D’abord relativement épargné, l’ancienne colonie française d’Afrique de l’Ouest a connu ensuite une progression rapide du nombre de cas.

Plusieurs hauts responsables sont décédés depuis la mi-avril après avoir contracté la maladie, dont le secrétaire général du gouvernement, Sékou Kourouma, et le président de la Commission électorale, Salif Kébé.

Le bilan de la Guinée dépasse celui des pays voisins comme le Sénégal (671 cas, 8 morts) et le Mali (389 cas, 23 décès), malgré l’instauration d’un couvre-feu nocturne, la fermeture des écoles, des frontières et des lieux de culte ainsi que les restrictions sur les rassemblements ou encore l’obligation du port du masque.

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Cette dernière disposition, en vigueur depuis une semaine, est jusqu’à présent peu suivie dans les rues de Conakry, selon un correspondant de l’AFP.

La Guinée avait déjà été sévèrement éprouvée par la fièvre hémorragique due au virus Ebola, qui y avait tué 2.500 personnes entre fin 2013 et 2016.

Le pays est en outre en proie à une longue crise politique et sociale, alimentée par la volonté attribuée par l’opposition au président Alpha Condé, 82 ans, de briguer un troisième mandat à la fin de l’année. Des manifestations durement réprimées ont fait des dizaines de morts depuis octobre.

Aucune union nationale n’a émergé au sein du monde politique pour faire face à la pandémie.

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