des manifestants réclament le départ du chef du Parlement

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Plusieurs centaines de sympathisants du Parti destourien libre (PDL, anti-islamiste), ont manifesté mercredi à Tunis pour réclamer le départ du président du Parlement Rached Ghannouchi, l’accusant de dépasser ses prérogatives.

Ils se sont rassemblés dans le quartier du Bardo devant une annexe du Parlement, au moment où se déroulait une plénière pour discuter d’une motion interdisant des ingérences extérieures en Libye, pays voisin miné par les violences.

Proposée par le PDL, cette motion dénonce notamment l' »ingérence turque » dans les affaires libyennes et « l’alignement » du parti d’inspiration islamiste Ennahdha de M. Ghannouchi derrière cet axe, qui contraste avec la neutralité diplomatique observée de longue date par la Tunisie.

La présidente du PDL, Abir Moussi, une figure du régime du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, souhaite écarter Ennahdha de la vie politique et faire limoger son chef Rached Ghannouchi, à la tête du Parlement depuis novembre 2019.

« Ghannouchi à la tête du Parlement représente un danger pour la sécurité nationale », pouvait-on lire sur des affiches brandies par les manifestants.

Durant la plénière, certains députés ont déploré que le débat se concentre sur l’ingérence reprochée à la Turquie, bien que de nombreux pays soient impliqués en Libye.

« En Tunisie, il y a ceux (politiciens) qui suivent le Qatar, d’autres les Emirats arabes unis, d’autres la Turquie et d’autres la France » a souligné Sihem Askri, députée de Qalb Tounes, dénonçant l’ingérence étrangère dans la vie politique tunisienne.

La plénière a débuté son travail avec trois heures de retard en raison d’un débat houleux sur son ordre du jour.

Rached Ghannouchi s’est vu reprocher ses contacts avec le président turc et le chef du gouvernement d’union libyen soutenu par la Turquie, alors que la diplomatie relève du domaine du chef de l’Etat selon la Constitution.

La motion débattue rejette les ingérences en Libye mais aussi « l’installation d’une base logistique sur le sol tunisien », sans autres détails.

Une polémique a éclaté il y a quelques jours sur une intensification de la présence militaire américaine en Tunisie, souhaitée par le commandement américain pour l’Afrique (Africom).

Dans un communiqué de presse le 29 mai, l’Africom a indiqué chercher « de nouvelles façons » de coopérer avec la Tunisie « y compris l’utilisation de notre brigade d’assistance à la sécurité », une « petite unité d’entraînement ».

La défense tunisienne a démenti à plusieurs reprises une présence militaire américaine continue, pourtant attestée par la presse spécialisée américaine.

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