Le Gendre se défend et reste patron des députés LREM pour le moment

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Fragilisé après la fuite d’une « note » sur un remaniement ministériel, le président des députés LREM Gilles Le Gendre s’est défendu mardi devant ses troupes, dans une ambiance de relatif retour au calme, en échappant à ce stade à une sanction de ses pairs.

Aucun « marcheur » n’a demandé expressément son départ lors de cette longue visio-réunion. « Je me sens redevable vis-à-vis de chacune et chacun d’entre vous pour réparer le lien de confiance qui a été abîmé » par la divulgation vendredi de cette note par l’hebdomadaire Marianne, a lancé l’élu de Paris, selon des propos rapportés.

Marianne affirme que M. Le Gendre a adressé « fin mai » des « notes de travail » à Emmanuel Macron où il semble plaider pour un changement de Premier ministre et propose un nouveau casting gouvernemental – M. Le Gendre a évoqué un simple « message » sur le réseau Telegram et un « casting détaillé » dont il ne serait pas « l’auteur ».

« C’est vrai, j’ai écrit que je ne voyais pas au sein du groupe de candidats au poste de Premier ministre. Mais il est tout aussi vrai que j’ai écrit (…) que beaucoup d’entre vous pouvaient légitimement espérer rentrer au gouvernement », a poursuivi M. Le Gendre. Et de lancer: « Rien ne m’est plus étranger que le mépris ».

« La mission que vous m’avez confiée est d’une difficulté inouïe, la période actuelle en apporte une nouvelle illustration », a-t-il complété alors que le contexte est déjà difficile pour LREM, avec la constitution en mai de deux nouveaux groupes à l’Assemblée avec des ex-LREM, et un second tour des municipales compliqué en vue.

Tandis que dans sa note M. Le Gendre suggérait de nommer Jean-Yves Le Drian ou Bruno Le Maire à Matignon, le président des députés « marcheurs » a réaffirmé solennellement la « confiance au Premier ministre Edouard Philippe et à son gouvernement ».

« Le président de la République sera amené à annoncer ce qu’il souhaite pour la suite de ce quinquennat (…) Le jour venu, nous devrons tirer toutes les conséquences de ce nouveau mandat dans le mandat », a cependant souligné M. Le Gendre.

Partie remise pour un éventuel départ? « Il n’est pas exclu quand il y aura remaniement ministériel qu’il y ait remaniement plus large », a commenté une source parlementaire.

– « Pas besoin de belle-mère! » –

Selon une députée LREM, un départ provoqué serait « inconséquent » dans la séquence. Et « après les grands moments d’hystérie du week-end, la tension est un peu retombée » grâce à « des messages d’apaisement, de rassemblement » notamment de figures de la majorité.

Plusieurs ont pris la parole en réunion, dont le président de l’Assemblée Richard Ferrand et le numéro un de LREM Stanislas Guerini, avec pour mot d’ordre « unité » et retour à la « bienveillance ». « Les divisions sont létales », a insisté M. Ferrand, en référence également aux municipales.

Parmi les députés les plus remontés avant la réunion, certains ont même tenu des mots d’apaisement, d’après plusieurs participants. « Merci des mots que tu as choisis », a dit par exemple Bruno Questel

Roland Lescure, qui s’était présenté contre Gilles Le Gendre en 2018, a assuré qu’il n’était « candidat à rien » aujourd’hui.

Quelques députés ont été critiques néanmoins, comme François Cormier-Bouligeon qui a demandé y compris à Gilles Le Gendre d' »arrêt(er) de faire la danse du ventre pour rentrer au gouvernement », ou Jean-Baptiste Moreau qui a étrillé une note « du niveau du café du commerce ».

C’est « triste au global » et « rien ne va en sortir ni de bien, ni de constructif », a déploré auprès de l’AFP une « marcheuse ».

« La crainte, c’est qu’il y ait de nouveaux départs (…) Car l’impression, c’est l’évolution du groupe vers la droite », d’après un collègue.

Pour Gilles Le Gendre, « c’est un sursis avec mise à l’épreuve d’un mois », durant lequel il doit « tenter de serrer les rangs avant la nouvelle étape du quinquennat », selon une source LREM.

Président du groupe des députés LR, Damien Abad s’est refusé à « tirer sur une ambulance ». Sébastien Jumel (PCF) a ironisé : « quand on a un Gendre comme ça, pas besoin de belle-mère! »

parl-reb/jk/or

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